Pausanias, I
6. Voir Otto Jahn, De antiquissimis Mlnervœ simulacris atticis, 1860, p, 5 et suiv. Pour la bibliogra phie complète, voir Le Bas et S. Reinach, Voyage archéologique, p. 51, et pi. 2, 1.
L'AECHAISME AVANCÉ.
forme du corps, nous retrouverons tous ces détails dans les statues attiques. Mais ce qui est bien ionien, c'est l'attitude assise qui fait penser aux statues des Brancliides, avec des proportions beaucoup
plus élancées.
Si les sculpteurs de l'Asie Mineure ne sont pas restés étrangers à l'éducation des maîtres attiques , d'autres ont contribué plus directement à les former. C'est des îles grecques de l'Archipel qu'est venue l'impulsion la plus énergique et la plus efficace. Au milieu du sixième siècle, Chios est le centre le plus brillant de cette école insulaire ionienne dont nous avons retracé l'histoire. Or, des indices certains dénotent la présence à Athènes du chef de l'école chiote, Archermos; sa signature d'abord, puis des statues où l'on retrouve le type de la Victoire ailée créé par lui ^ D'autres artistes, dont nous connaissons les noms par des inscriptions, sont également des insulaires. Aristion est de Paros, Alxénor est originaire de Naxos^ On verra plus loin que le type adopté avec le plus d'empressement par les Attiques est celui de la figure féminine vêtue et debout, c'est-à-dire un type cher aux Chiotes, celui-là même dont les sculptures de Délos nous ont montré la lente formation. Une affinité naturelle attire d'ailleurs les Attiques vers l'art fin et déhcat
FiG^. 169. — Athéna assise, statue en marbre, trouvée sur T Acropole d'Athènes.