Voir plus haut, L. II, ch. I, p. 1B
2, Voir sur Aristion, auteur du tombeau de Pbrasikleia , LoUing, Mittheil. AtJien, 1876, p. 174 ; Lœwy Inschr. grîecli. Blldhauer^ -nP^ 11 et 15.
qui s'est développé dans les îles; ils ne font que suivre la pente de leur inclination, en poussant jusqu'au raffinement le style élégant et recherché des maîtres insulaires. Mais il y a plus. Avec des modèles, ils reçoivent d'eux de précieux enseignements de technique. C'est l'influence des sculpteurs chiotes qui met le travail du marbre en honneur dans les ateHers d'Athènes. L'abandon des matériaux indigènes, l'emploi du marbre de Paros, marquent dans l'histoire de l'art attique une évolution capitale, décisive, qui coïncide avec le milieu du sixième siècle , c'est-à-dire avec l'apparition des influences chiotes. Cette technique nouvelle sert merveilleusement la transformation du style.
Du côté de l'ouest, l'Attique est en contact avec les écoles doriennes. Voici, parmi les artistes dont les signatures ont été recueillies à Athènes, un Laconien, Gorgias^; desEginètes, Onatas et Kallon; peut-être même un Sicyonien, Aristoclès. Mais l'action des influences doriennes se manifeste surtout, croyons-nous, à la dernière heure, entre 500 et 480. Elles interviennent seulement quand l'art attique a tiré de l'enseignement des Chiotes tout le parti possible; elles marquent une réaction contre le maniérisme; elles corrigent, par une certaine sévérité de style., l'abus de l'élégance et de la recherche; en un mot, elles préparent le style de transition entre l'archaïsme pur et la belle époque du cinquième siècle.
Tels sont les enseignements multiples qui concourent à former l'école attique, depuis le miheu du sixième siècle. L'activité des artistes indigènes est d'ailleurs attestée par une série déjà longue de signatures, que les fouilles de l'Acropole ont singulièrement enrichie. Epistémon, Kallonidès, Événor, Pythis, Philon, Philermos, Thébadès, Éleuthéros, Euthyklès, Anténor, représentent, en face des étrangers, le groupe des artistes athéniens ^ Si du plus grand nombre nous ne
1. Corpus inscr. attic, I, n^ 353 et IV, suppl., n^ 373, -i4. cf. Brimn, BuUett, delV Inst., 1859,p. 196.
2. Épistémon, vers 550, Lœwy, Tnschr. gr, BildL, n° 13. — Kallonidès, auteur du torabeau d' Antidotes, Lœwy, no 14. — Événor, 'E9. àpx-, 1886, pi. 6 , 2, p. 80, n» 2. Cf. Corpus inscr. atticarum, IV, suppl. 37386, 37387^ 37388. Pythis, AsXtcov àpx- 1888 , p. 82. — Philon, Corpus inscr. att,, ibid., 373103^ Philermos, AsXtîov, 1888, p. 202. — Thébadès, Corpus inscr. ait., ibid., 373 'o^. __ Eleuthéros, Corpus inscr. att., ibid., 373102. Euthyklès, id., ibid., 373^06. — Anténor, 'Ecp-/ia. àpx , 1886, no6., pi. 4, p. 81, et Corpus inscr, att., ibid., 373^', 37392.
connaissons qu'un nom, les richesses d'art exhumées sur le plateau de l'Acropole vont nous montrer quelles sont les tendances de l'école dont ils relèvent.