Pausanias, IX
5. Curtius, Arch. Zeitung^ 1883, p. 255-258. Imhoof Blumer et Percy Gardner, Journal of Hellen. Stu-
il est placé aux pieds d'une statue de Dionysos qui tient un cantliare et un thyrse, et que surmonte un baldaquin soutenu par deux Atlantes. Est-ce là une copie de l'oeuvre de Calamis? Il serait certes fort séduisant de souscrire à l'opinion de M. Curtius, et d'admettre que ce type juvénile du dieu imberbe est une création du maître. Mais l'attitude, le costume, semblent dénoter un art plus récent, et soit que le graveur ait dénaturé son modèle, soit qu'il s'agisse d'une autre statue, la monnaie de Tanagra n'a pas la valeur d'un document certain.
Les Tanagréens possédaient une autre statue de Calamis. L'Hermès porteur de bélier {criophoros) rappelait le souvenir d'une peste qu'Hermès avait fait cesser, en intervenant miraculeusement, et en portant un bélier autour des murailles de la ville'. Des monnaies de Tanagra nous montrent l'image réduite de la statue. Le dieu était imberbe, semble-t-il; le corps droit, les jambes rapprochées l'une de l'autre, il portait le bélier sur ses épaules et le tenait par les pattes, à la fig. 205. — Dionysos manière des bergers qui rapportent une brebis ^* ^® ^^'^*°^ ^® ^^"
-j , . , . nagra. Monnaie de
blessée ou fatiguée; la tête de 1 ammal était tour- Tanagra. née vers la droite (fig. 206 )~. On le voit, le sculpteur n'avait pas créé un type nouveau; son Hermès se rattachait à cette très ancienne conception plastique des figures criophores qui dans l'art phénicien et chypriote était de longue date appliquée aux images des ce maîtres du sacrifice», et dont l'archaïsme grec s'était déjà emparé^, témoin la statue athénienne du Moschophore ^ antérieure de près d'un siècle à celle de Calamis. Le mérite de la statue de Tanagra résidait dans le style, et non dans l'invention; malheureusement ces qualités nous échappent. Nous nous refusons à reconnaître
dies, VIII, 1887 , pi. LXXTV, n^s YH et VIII, p. 12. Sur l'épisode du Triton, et le rapport douteux ^e la monnaie avec l'œuvre de Calamis, voir P. "Wolters, Arch. Zeitunc/y 1885, p. 263. Wer nicke, JaUrhuch des arch. Inst., II, 1887, p. 114,