‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 220 sur 293 · Voir page 362, fig · texte numérisé non relu

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2. Furtwaengler, Der Dornauszieher vnd der Knahe mit Gans; Berlin, 1876. Cf. Murray^ Greeh Sculpture, I, 2« éd., p. 268.

3. Loeschcke, Deutsche Litteraturzeîtunff, 1881, p. 446. M. Kékulé l'attribue à la même école sicilienne qui d'après lui, a produit les métopes les plus récentes de Sélinonte et les sculptures d'Olympie, Arch. Zeitung, 1883, p. 243. Signalons enfin l'hypothèse de M. Brizio, qui songe à Calamis. Annali delV Inst., 1874,13. 53 et suivantes.

4. Gazette archéologique, 1882, pi. 9, 10 et 11, avec une notice de K. de Witte. Cf. Rayet, Monuments de l'art antique, notice de la pi. 35.

ne concourent à donner cette impression. Drus et crêpés en mèches courtes, ils se tordent avec une sorte de furie. )) Cinquante ou soixante ans ont suffi pour amener ces changements. Si, comme il est perinis de le croire, ce monument relève de l'école argienne, c'est l'œuvre

FiG. 216. — Tireur d'épine. Bronze trouvé près de Sparte. ( Cabinet du baron Edmond de Rothschild. )

d'un sculpteur postérieur à Polyclète, et la comparaison du bronze de Sparte avec celui du Ca,pitole fait encore mieux ressortir la grâce légèrement archaïque, la sévère tenue de style qui caractérisent ce dernier. Les autres répliques du Spinario, la statue Castellani, au British Muséum, celle de Cherchell, au musée du Louvre, nous conduiraient à une date beaucoup plus récente. Devenu sujet de genre, le

motif du Tireur d'épine traverse toutes les périodes de F hellénisme, et s'adapte aux goûts changeants des dernières périodes de l'art grec. Mais à côté de nombreuses répliques très libres en marbre ou en terre cuite, on retrouve quelques copies très voisines du prototype \ Nous citerons en particulier une petite tête inédite en marbre, appartenant au Musée du Louvre, reproduite à la fin de ce chapitre (fig. 220). Dans cette copie romaine, on reconnaît l'arrangement de chevelure, le type de visage particuhers au bronze du Capitole, et c'est, croyons-nous, un argument très favorable à l'opinion que nous avons soutenuerA coup sûr le copiste romain ne s'était pas adressé à un pastiche du temps de Pompée, mais à l'oeuvre originale.

Le Spinario du Capitole n'est pas le seul monument qui nous révèle le style des écoles péloponnésiènnes de transition. Un admirable buste en bronze, conservé à la Glyptothèque de Munich, est déjà contemporain des débuts de Polyclète (fig. 217) ^ Dans cette tête d'athlète, au visage juvénile, la chevelure capricieusement bouclée est traitée avec plus de liberté que dans la statue du Capitole ; mais elle s'en rapproche par le type, par la coupe du visage, et rien ne nous fait mieux comprendre par quelles délicates nuances de style le progrès s'accuse à cette date décisive. On pourrait multiplier les exemples. Il y a de fortes raisons de croire que Técole de Pasitélès s'est inspirée plus d'une fois d'originaux péloponnésiens de cette époque. Sans doute, la soi-disant réaction dont on a voulu lui faire honneur consistait à copier simplement les beaux bronzes coulés par les précurseurs de Pol3'^clète ^ La Villa Albani possède une statue célèbre, connue sous le nom d'Oreste, et signée par Stéphanos, élève de Pasitélès \ Or, dans ce jeune homme nu, debout, la tête un peu inclinée, la main gauche étendue comme pour tenir un attribut, il est très vraisemblable de reconnaître une statue d'athlète, conçue suivant la pure tradition péloponnésienne ; on

1. Ainsi une statue en marbre provenant de la villa Aldobrandini, au Musée de Berlin. Beschreihmig der antihen Skulpturen zu Berlin^ n^ 485. Une réplique du Musée des Uffizij à Florence, s'en rapproche pour là forme de la chevelure. Annali delV Inst.j 1874, pi. M.

2. Brunn, Beschreibung der Glyptothehj n^ 302. JDenJcmaeler, n^ 8. Kekulé, Arch. Zeitung, 1883, p. 243, pi. 14.

3. Voir les travaux de A. Flasch, Arch, Zeîtungj 1878, p. 119, 170 ; Furtwaengler, 50® Programmzum WincJcelmannsfeste j iS90', Studniczka, Roem. Mittheilungen^TL, 1887, p. 98 et suivantes.

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