‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 221 sur 293 · Arch. Zeitungj 1878, pi. 15. Friederichs-Wolters, n · texte numérisé non relu

Arch. Zeitungj 1878, pi. 15. Friederichs-Wolters, n

connaît assez de répliques du même type pour refuser à Stéphanos le mérite de l'invention, et lui laisser seulement le rôle d'un habile copiste. Le groupe d'Electre, au musée de Naples, celui d'Oreste et Pylade, au Louvre, nous montrent d'ingénieuses adaptations de cette figure , où l'archaïsme déjà très atténué trahit le style des prédécesseurs immédiats de Polyclète.

Ftg-. 217. — Buste en bronze d'un jeune athlète. (Munich.)

On sait déjà qu'un des thèmes familiers aux sculpteurs péloponnésiens, dans les ex-voto de victoires olympiques^ est l'image du vainqueur, représenté souvent avec son cocher et son char \ La fréquence des textes oii ce sujet est mentionné donne un intérêt particuHer à une statue de marbre, trouvée en 1874 sur l'Esquilin, el transportée au

1. Voir les exemples réunis par M. EmilReisch, Grîechische WeiJiffescJienke dans les Abhandlungen des arch. epîgr. Seminares der Universitàt Wien, 1890, p. 48,

Capitole, dans le Palais des Conservateurs ^ Un jeune homme aux formes robustes se prépare à monter sur un char, et le mouvement des bras mdique qu'il tenait tendues les rênes de l'attelage ; la tête a une structure un peu massive, et l'arrangement de la chevelure en souligne le caractère archaïque. Sans doute le marbre romain est une copie d'un bronze grec un peu antérieur à l'année 450 ; il nous donne une idée assez exacte de ces ex-voto exécutés pour les vainqueurs d'Olympie par les élèves d'Agélaïdas, et par les contemporains de Pythagoras de Rhégîon.

Dans le même ordre de sujets, nous devons signaler,' comme une copie d'un bronze grec de l'époque de transition, la statue de marbre du Vatican représentant une jeune fille victorieuse à la course '. Son costume est celui des jeunes filles doriennes qui se disputaient le prix de la course à Olympie, aux jeux célébrés tous les cinq ans en l'honneur de Héra; elle porte un court chiton, tombant à mi-cuisse, laissant le sein droit à découvert, et serré à la taille par une large ceinture. Les bras écartés du corps, un pied en avant, elle est prête à s'élancer, et son visage aux traits un peu archaïques trahit l'attention avec laquelle elle attend le signal du départ.

Un des types féminins chers à cette école nous est connu par les produits de l'art industriel. Les musées d'Europe possèdent de riches séries de statuettes en bronze servant de supports à des miroirs, et dont la fabrication paraît avoir été une spécialité de l'industrie co-

FiG. 218. — Statuette de bronze formant pied de miroir . ( Musée de Naples.)

1. Ghiiâvàim, Ëidlettino délia Commis sione arch. communale di Romaj 1888, pi. X V-XVI, XVII-XVlIIj p. o6<î. Cf. Helbig, Die oeffentllchen Samlungen in Rom., I, n^ 592.

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