‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 222 sur 293 · Ilelbig, die oefeiitUchen Sammlungenin Rom.., I, n · texte numérisé non relu

Ilelbig, die oefeiitUchen Sammlungenin Rom.., I, n

rinthienne \ Ces statuettes représentent le plus souvent Aphrodite

debout, traitée avec le type et les attributs que lui prête Tart du sixième siècle, ou de la première moitié du cinquième. Le spécimen reproduit ci-joint et emprunté au Musée de Naples appartient à la période la plus récente (fîg. 218). Si le type est encore sévère, Tattitude archaïque a fait place à une pose plus libre; le geste des mains , rapprochées de la tête, éveille l'idée d'une femme qui rajuste sa coiffure , ou qui se prépare à accompagner d'une mimique gracieuse un mouvement de danse : à l'ancien costume s'est substitué le chiton dorien, dont les beaux plis droits et profonds, l'arrangement simple et élégant, semblent faits à souhait pour la statuaire. Parmi les statues de nos musées, il en est qui offrent avec ces figurines une étroite parenté. La Hestia Giustiniani, au Musée Torlonia, est sans doute une copie d'un original en bronze

FiG. 219. — Danseuse, statue de bronze, provenant d'Herculanum. (Musée de Naples.)

1. Voir le catalogue dressé par M. Pottier: Dumont et Ohaplain, les Céramiciues de la Grèce propre j II, p. 219.

de la même époque \ Mais surtout nous songeons aux six statues trouvées àJHerculanum, aux danseuses de bronze qui comptent parmi les merveilles du musée de Naples ^ Dans ces femmes au type un peu viril, vêtues du cliiton dorien, les unes au repos ou rattachant l'agrafe de leur vêtement, les autres les bras levés, et exécutant avec des gestes sobres et mesurés le mouvement d'une danse lente et rythmée (fig. 219), nous sommes bien tenté de reconnaître des copies d'originaux grecs, exécutés vers le milieu du cinquième siècle. Et la sévérité du style, la solidité des proportions, nous engagent à les rattacher, avec MM, Julius et Rayet % à l'école péloponnésiepïie.

Ainsi se constitue un groupe très homogène de monuments, originaux ou copies, qui éclairent une des périodes les plus obscures de l'histoire de l'art grec. Certes, il y a encore là plus d'hypothèses que de faits démontrés. Mais si ces hypothèses s'enchaînent logiquement, n'entraînent-elles pas la conviction? Et ne peut-on pas cédera l'attrait de ces sortes de restitutions^ dussent-elles paraître parfois téméraires et fragiles ?

1. Gallerîa Gîustînianij I, pi. 17. P. E. Visconti, Museo Torloniaj p. 198, 400.

2. Délie anticUtà dî Ercolano {Dei Bronzï), t. VI, pi. 37, 38, 39, LXX, LXXV, Real Museo Borhonico, II, pi. IV, VII. Rayet, Monuments de l'art antiquej t. I, pi 37, 38, 39, et notices de 0. Rayet et B. Haussoullier.

3. L. Julius, Mittheil. Athen, III, p. 14. 0. Rayet, notice citée.

Fig. 220. — Petite tête en marbre du type du Spina^'io. (Musée du Louvre.)

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