‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 224 sur 293 · Pausanias, V, 10, 4. Arch. Zeitung, 1882, p · texte numérisé non relu

Pausanias, V, 10, 4. Arch. Zeitung, 1882, p

jeux de l'olympiade 81, le temple était construit jusqu'au faîte, sinon terminé dans toutes ses parties. On pouvait déjà voir en place les sculptures qui faisaient corps avec l'édifice, comme les métopes, et les têtes de lions formant chenaux sur les cimaises de marbre. Nous trouvons donc là un point de repère chronologique fort précieux, et c'est par les métopes, certainement antérieures à 456, que nous devons commencer l'étude de la décoration sculpturale.

§ 1. — LES METOPES.

Le musée du Louvre possède, grâce à l'Expédition française de Morée, les morceaux les plus importants de trois métopes , et quelques fragments. Les métopes retrouvées dans les fouilles allemandes sont conservées à Olympie dans le musée fondé par un banquier d'Athènes, M. Syngros; des moulages empruntés au Louvre ont permis d'en reconstituer l'ensemble, et c'est au musée du Syngreion qu'on peut en prendre l'idée la plus complète. Le temple avait douze métopes ; hautes de l'",60, larges de 1"',50, elles étaient réparties par groupes de six, et formaient deux frises, surmontant l'une l'entrée du pronaos, l'autre celle de Topisthodome. La frise extérieure n'avait pas de métopes sculptées. Ainsi abrités sous le portique, ces bas-reliefs pouvaient tenter les oiseaux en quête d'un perchoir, d'un trou pour y nicher. Les administrateurs du temple avaient donc pris leurs précautions. On distingue encore sur les parties saillantes des bas-reliefs des trous inégalement placés où s'enfonçaient de petites tiges de métal. Si l'on songe aux ménisques des statues de l'Acropole, on n'hésitera guère sur leur destination. C'étaient sans doute des tiges fourchues, armées de plusieurs pointes, qui empêchaient les oiseaux de pénétrer dans les creux, entre les parties saillantes des bas-reliefs \

Les sujets des métopes étaient empruntés aux exploits d'Héraclès. Avec la description de Pausanias ", et malgré une lacune évidente,

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