Voir Overbeck, Schriftquellen, n
4. E. Babelon, Gazette arch.j 1883, pi. 11, p. 93 ; Cabinet det> AntîqueSj \ 1. VI.
original célèbre; mais on ne peut songer à Myron que par conjecture. Devons-nous, comme on Fa quelquefois proposé, faire une place à la sculpture de genre dans Fœuvre du maître d'Éleuthères? A vrai dire, les indications fournies par les sources littéraires nous paraissent peu concluantes. Sans doute Pline attribue à Myron une statue qui rentre à bon droit dans la série des sujets de genre : une vieille femme ivre, qui se trouvait à Smyrne ^ Mais un tel sujet, que reproduisent deux statues de style hellénistique conservées au musée du Capitole et à Munich, relève beaucoup plutôt de Fart familier et humoristique
FiG. 245. — Vache en bronze. (Cabinet des médailles.)
mis à la mode par les artistes alexandrins. Le Myron dont il s'agit n'est pas nécessairement le grand sculpteur du cinquième siècle; on songe plus volontiers àFun de ses homonymes, au Myron de Thèbes qui travaille à Pergame vers la fin du troisième siècle avant notre ère^ Parmi les statues de Myron, Pline signale une oeuvre qu'il désigne sous le nom assez énigmatique de pristae. Que signifie ce nom, dont Fexphcation a provoqué tant de commentaires érudits? Certains critiques Font interprété comme un sujet emprunté à la réalité la plus terre à terre. Pour les uns, Myron aurait représenté des scieurs de long (TûpicrTai) ; pour