‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 263 sur 293 · Pline, A^a^. Hkt · texte numérisé non relu

Pline, A^a^. Hkt

2. Pausanias, V, 10, 2, <L>£'.6caç Xappiioou utôç 'AÔYivato; [x' sTi-oîrjO-s. Ct pour sa qualité d'Athénien, Strabon, VIII, 353; Platon, Protagoras, p. 311.

peignit la bataille de Marathon; son nom figure avec honneur à côté de ceux de Micon, de Dionysios de Colophon, qui sous la direction du Thasien Polygnote, donnent à la peinture attique un brillant développement. C'est aussi vers la peinture que Phidias se sent attiré tout d'abord; le grand sculpteur commence par étudier dans Fatelier d'un peintre. Pline parle même de peintures exécutées par lui sur un bouclier qu'on voj^ait à Athènes^; peut-être faut-il entendre par là que Phidias se serait souvenu plus tard de ses premières études pour décorer l'intérieur du bouclier de la Parthénos. Si sommaire qu'elle soit, cette indication a son prix, et il n'est pas indifférent de savoir que Phidias a commencé par manier le pinceau. Au reste, cette éducation de peintre a peut-être laissé sa trace dans son oeuvre de sculpteur. Le maître qui, dans ses grandes statues chryséléphantines, combinera si heureusement les tons de l'ivoire et de l'or, qui dessinera avec une telle aisance les cartons de la frise du Parthénon, devra sans doute en partie à la pratique de cet art un sentiment plus délicat des couleurs, une conception plus libre et plus large des ressources que peut offrir la sculpture.

En dépit de ces premières études, c'est vers la sculpture que ne tarde pas à l'entraîner sa vocation. Son premier maître est un Athénien, Hégias, un contemporain de Kritios et de Nésiotès, et l'un des derniers représentants de cette vieille école attique dont les fouilles de l'Acropole nous ont révélé le style ^ Que Ton se reporte aux plus récentes des statues féminines trouvées dans les fouilles, par exemple au charmant buste provenant de l'ex-voto d'Euthydikos; on aura, croyons-nous, une idée assez juste des modèles que le jeune sculpteur pouvait étudier dans l'atelier de son premier maître. Mais la tradition attique dut sans doute lui paraître trop étroite; aussi, à l'exemple de Myron, nous voyons Phidias quitter Athènes, et demander des leçons au chef illustre de la grande école voisine, à l'Argien Agélaïdas ^ L'enseignement d'Agélaïdas était

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