‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 73 sur 293 · Cf. un relief d'Orvieto, Arcl. Ztitung, 1877, pi. XL · texte numérisé non relu

Cf. un relief d'Orvieto, Arcl. Ztitung, 1877, pi. XL

2. Cf. la peinture d'un sarcophage de Clazomène conseryé au Louvre. Pottier, BuXl. de corresj). îiellén.-, 1890, pi. II, p. 376. Voir pour le sujet de la chasse au lièvre, les rappro chements établis par M. Gr. Loeschcke, ArcJi. Zeltung, 1881, p. 44.

d'un monument célèbre que Pausanias a pu voir dans rHéraiond'Olympie, ou il était conservé \

Le voyageur grec n'a pas manqué de recueillir les traditions relatives à cet ex-voto, que les exégètes d'Olympie montraient avec orgueil aux visiteurs". En voici l'histoire. Au temps oii la famille des Bacchiades formait à Corinthe ime oligarchie puissante, un oracle promit de hautes destinées au fils né de l'union d'une Bacchiade, Labda, avec un des membres d'une famille rivale, Eétion. Les Bacchiades tentent de faire périr l'enfant, que sa mère sauve en le cachant dans un coffre. Cet enfant n'était autre que Kypsélos, le fondateur de la dynastie qui devait supplanter celle des Bacchiades ^ En souvenir de cet événement, les Kypsélides avaient consacré dans l'opisthodome de l'Héraion le coffre fameux. Pour lui donner encore le prestige d'une antiquité très vénérable, les exégètes ajoutaient qu'il avait appartenu au grand-père de l'enfant ^ Or, Kypsélos ayant exercé la tyrannie à Corinthe de 657 à 625, l'ex-voto d'Olympie remonterait aux premières années du septième siècle. De son côté, Pausanias reconnaît, dans les inscriptions métriques tracées sur le meuble, des emprunts faits aux poèmes d'Eumélos de Corinthe, qui vivait vers 744. Nous avons peine à accepter une date aussi reculée. En dépit de l'affirmation de Pausanias, il est bien douteux que le cofîre conservé à Olympie fût celui-là même qui avait joué un rôle si décisif dans l'histoire du tyran corinthien. Une œuvre si remarquable, véritable merveille de ciselure et d'incrustation, avait sans doute été exécutée en vue d'une offrande à Héra. Nous savons d'ailleurs qu'elle avait été con-

1. Pausanias, V, 17, 18. Dion Chrysostoms dit qu'il était conservé dans l'opisthodome. Orat. II, 15, p. 325, éd. Reiske.

2. Le coiïre de Kypsélos a été bien souvent étudié. Nous ne citerons que les travaux les plus récents ; Overbeck, Ueher die Lade des Kypsélos {Ahliandlungeii der Koen. Sachs. Geseïlschqft de?' Wissenschaften, Philos. Ilistor. Classe, IV, p. 591), avec une restauration graphique; Bchuh^xt, Fleckeisen' s Jahrhuch fur Philologie, 1865, p. 639. Pantazidis, 'A6>ivatov, t. IX, fasc. 2, avec 3 pi. Klein, ZurKypsele der Kypseliden in Olympia (^Berichte der Wiener Ahademie der Wissenschaftenj 1884, Vienne, 1885), P. Knapp, Die Kypseliden und die Kypseloslade {Korrespondenz-Blatt fur die Gelehrten und Realschulen Wilrtembergs 1888, 1-2, p. 28, 45). Pernice, Zur Kypseloslade und zum Amyldaeischen Thron (Jahrhuch des arch. Inst., III, 1888, p. 365). On consultera surtout avec profit le chapitre où M. Du mont établit des rapprochements entre le coffre de Kypsélos et les peintures de vases : les Céram. de la Grèce propre, I, ch. XV, p. 221-230.

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