‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 74 sur 293 · Pausanias, V · texte numérisé non relu

Pausanias, V

sacrée, non pas du vivant de Kypsélos, mais par ses descendants ^ Il est très naturel de songer à Périandre, le fils du fondateur de la dynastie (629-585), celui-là même à qui certains textes attribuent la dédicace du colosse d'or conservé à Olympie dans le temple de Zeus ". C'est un calcul assez modéré que de placer l'exécution du coffre dans le dernier quart du septième siècle, sinon dans les premières années du sixième'^.

Le coffre était en bois de cèdre, et couvert de figures, les unes sculptées dans le bois, les autres incrustées en ivoire ou en or. Si la description que nous a laissée Pausanias donne encore lieu à bien des hypothèses, en revanche le périégète a noté avec un soin miimtieux tous les sujets, qui étaient répartis en cinq zones (y^^paL)"*; il les énumère en commençant tantôt par la droite, tantôt par la gauche, quand il est revenu à son point de départ. Voici quel est l'ordre suivi par Pausanias :

I. Sur la zone inférieure, en commençant par la droite, on voyait Œnomaos poursuivant Pélops et Hippodamie qui s'enfuyaient sur un char attelé de chevaux ailés ; la maison d'Amphiaraos, et le héros prêt à monter sur son char que conduit le cocher Bâton ; irrité de la trahison de sa femme Ériphyle, Amphiaraos a dégainé son épée et contient à grand'peine le désir furieux de la tuer. Viennent ensuite les jeux funèbres en l'honneur de Pélias, célébrés en présence d'Héraclès assis sur un trône; une femme, jouant de la double flûte phrygienne, anime l'ardeur des champions qui luttent au pugilat, à la pale, à la course ; il y a là une scène très étendue, dont Pausanias nomme tous les acteurs, grâce aux inscriptions qui les désignent. Plus loin sont figurés Héraclès tuant l'hydre de Lerne, et assisté

1. Oi ovo[xaJ^6|X£VOt Ku'i;c);i5at ttiv >àpva/ca le, 'OXuaTiiav àvsôscrav. Paus., V, 17, 5.

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