Cf. Klein, Zur Kypsele der Kypsellden
3. D'autres dates ont été proposées. Overbeck le place au plus tôt entre 776 et 736 QGriech. Plastîkj I, 3^ éd., p. 56). M. Murraj, vers 700 {Illstory of greeh sculpture, I, 2^ éd., p. 70). Mrs. Lucy Mitchell admet qu'il ait été exécuté avant la mort de Kypsélos QHlst. of ancient sculpturcj p. 170). M. Dûment remarque qu'il est certainement antérieur à l'année 582, époque où finit la dynastie des Kypselides, mais il pense que Texécution peut remonter jusqu'au septième siècle. (^Céramiques de la Grèce projjre, I, p. 222).
4. On a quelquefois interprété le mot -/wpa avec le sens de/ace; le cofPre aurait eu cinq faces, en y comprenant le couvercle, n paraît plus probable que Pausanias parle des bandes ou des zones qui se déroulaient sur les parois du coffre.
par Athéna; enfin Pliinée et les Boréades chassant les Harpyies.
IL La seconde zone, de gauche à droite, offrait les sujets suivants : la Nuit, tenant dans ses bras Hypnos et Thanatos, le Sommeil et la Mort; le premier était un enfant blanc assoupi^ le second un enfant noir, dormant, avec les pieds tordus^ . Ensuite, la Justice châtiant l'Injustice, figurée par une femme d'une laideur repoussante, des magiciennes préparant des philtres dans un mortier' , Idas conduisant Marpessa, Zeus et Alcmène, Ménélas cuirassé poursuivant Hélène, Fépée nue, après la prise dllion, Jason et Médée, Apollon et le chœur des Muses, Héraclès s'approchant d'Atlas, Ares enlevant Aphrodite, Pelée saisissant Thétis que défend un serpent, et les sœurs de Méduse poursuivant Persée, le meurtrier de la Gorgone.
IIL Sur la zone du milieu, se déroulait un sujet unique : deux armées en présence, des soldats, les uns prêts à en venir aux mains, les autres disposés à échanger des paroles amicales. Les exégètes n'étaient pas d'accord sur le sens de cette scène ; pour les uns c'était la campagne des Etoliens contre les Eléens ; d'autres y reconnaissaient un ancêtre de Kypsélos, Mêlas, se faisant accueillir, de gré ou de force , par Alétès, roi de Corinthe.
IV. Borée enlevant Orithye, Héraclès et Géryon, Thésée et Ariadne, Achille combattant contre Memnon, Ajax et Hector, les Dioscures enlevant Hélène et ^thra, Agamemnon disputant à Coon le corps d'Iphidamas, le Jugement de Paris où. figurait Artémis ailée, détail que relève avec soin Pausanias^^\ Plus loin, Ajax entraînant Cassandre qui s'est réfugié près de la statue d' Athéna ; Etéocle et Polynice, ce dernier guetté par la Kêr aux dents aiguës , aux ongles crochus ; Dionysos, une coupe d'or à la main, couché dans un antre qu'ombragent des festons de vigne, des pommiers et des grenadiers ; telle était la suite des sujets répartis sur la quatrième zone.
1. M. Klein suppose que la Nuit tenait les enfants non pas dans ses bras, mais sur ses mains (àvé- -/o\J(ya T^ ôs^ia x^^pO ®* i^ rapproche du texte de Pausanlas une monnaie de Kaulonia où l'on voit Apol- Jon portant une petite figure de cette manière. Zur Kypsele der Kypseliden, p. 73. Cf. Overbeck, Griech. KunstmytJwîogie, IV, Mûnztafel, III, no 2.
2. Sur cette scène, voir Otto Kern, Jahrbucli des arch. Inst., III, 1888, p. 234.
3. (( L' Artémis du coffre de Kypsélos est ailée, et tient de la main droite une panthère, de l'autre un lion. )) Pausanias, V, 19, 5. C'est exactement le type de 1' ce Artémis persique )) reproduit sur la plaque de bronze d'Olympie figurée plus haut, p. 89, fig, 45.
V. Enfin sur la dernière on voyait Ulysse et Circé conciles sur un lit, dans une grotte, tandis que des suivantes se livrent à leurs travaux ; plus loin est le Centaure Chiron; Thétis, entourée du chœur des Néréides, reçoit d'Héphaistos les armes d'Achille; Nausicaa et ses femmes', montées sur des mules, se rendent au lavoir; Héraclès met les Centaures en fuite à coup de flèches.
On a beaucoup disserté sur la répartition des sujets. Couvraient-ils seulement la face- antérieure du coffre ^ ? Ou bien débordaient-ils sur les deux côtés latéraux, le revers restant tout uni'? Ou bien encore les zones couraient-elles sur les quatre faces du coffre s? Cette dernière hypothèse semble la plus juste ; la description de Pausanias indique en effet qu'il tourne autour de Fex-voto, en commençant par un des angles"^. C'est aussi une question controversée que celle de la distribution des sujets dans chaque zone. Evidemment l'artiste a déjà fait preuve d'un goût prononcé pour la symétrie, pour l'alternance régulière des groupes de même nature, qui se répondent comme la strophe et l'antistrophe d'un chœur. Faut-il aller plus loin, et admettre, avec M. Klein, que les zones étaient comme découpées en métopes, et que le coffre de Kypsélos, avec ses bandes partagées en compartiments rectangulaires, son couvercle imitant le toit d'un temple, offrait un aspect architectural ^ ? Nous ne le croyons pas. Outre que le nombre très variable des personnages, pour chaque scène, se prêterait mal à une pareille disposition, le texte de Pausanias donne l'idée d'une composition très pleine, très serrée, oii l'artiste a accumulé les personnages avec une sorte de répugnance à laisser des espaces vides. Or, c'est aussi le principe de décoration adopté par les peintres de vases du sixième siècle ; il nous suffira de citer un exemple bien connu, le vase François, oii les scènes sont réparties dans des registres superposés , qui forment au-