Clément d'Alexandrie, Stromat., I, p
2. c("A^oo;... <7av:ç )) Callimaque, dans Eusèbe, Prœparat. evang.^ III, 8. Cf. Overbeck, Griech. Kunstmythologiej II, Hei-aj^. 1-6.
3. Une tablette de calcaire peinte, trouvée à Mycènes dans les fouilles grecques de 1886, représente, semble- t-il, une scène de sacrifice devant une idole. Malbenreusement la peinture est très effacée. L'idole est armée d'un bouclier, et M. Tsountas croit distinguer un bras armé d'une lance. Il est fort possible que ce soit une poutre ou une colonne affublée de pièces d'armure, comme l'Apollon d'Amyklae. 'EçYipt.. àpx-, 1887, pi. 10, no 2.
des dieux sont déjà si fortement accusés, il n'est fait mention que d'une seule idole, celle de FAthéna troyenne, idole assise, sur les genoux de laquelle la prêtresse Théano dépose un peplos\ Encore le poète, si habile pourtant à embellir la réalité, ne décrit-il pas cette idole. A bien des égards, le culte homérique rappelle celui des populations primitives. Le sanctuaire de la divinité est souvent un bois sacré; les sacrifices se font devant un autel qui atteste la présence du dieu. Les fouilles d'Olympie nous ont révélé un culte analogue ^, et si, dans les couches les plus profondes, on trouve des figurines ayant forme humaine, elles représentent non pas Zeus, mais les pieux donateurs qui ont consacré leur propre image. La nécessité de donner à la divinité les traits d'une personne humaine, et de rompre avec la tradition séculaire des emblèmes aniconiques, semble s'être manifestée lorsque les Grecs construisirent les premiers temples ^ A la maison du dieu (vaoç) il fallait un maître ; son image devait y résider. Sans doute les Grecs d'Asie adoptèrent les premiers cet usage, et les poèmes homériques, où l'on trouve mentionnés quelques temples, comme celui d'Athéna à Troie, celui d'Apollon à Chrysé, nous reportent à cette époque de transition. Là où les Grecs trouvaient les traces d'anciens cultes orientaux, ils adoptèrent sans trop de difficultés des idoles étrangères qui prirent des noms, helléniques ; l'Aphrodite armée des temples de Cythè]^' et de ^.Sparte",'' fâ' vieille idole d'Athéna adoré^^ par les Doriens deLiindos, à Rhodes"^, étaient, suivant toute vraisemblance, des st-atnes de culte orientales. Ailleurs , il fallut s'ingénier-5'e'n prenant pour point de départ les éléments primitifs que nous avDns analysés plus haut.
1. Iliade, VI, 302. U ne saurait être question ici de la Niobé du Sipyle, à laquelle font allusion quelques vers de V Iliade (XXIV, 615 et suivants. Cf. Pausanias, I, 21; Sophocle, Electre, 148, et Antigone, 821-831; Ovide, Métamorphoses, Yl, 310). Ce n'était pas, à vrai dire, une sculpture, mais un roc escarpé, qui couronnait le sommet du Sipyle, et qui, vu à distance, présentait l'apect d'une forme humaine. Il faut sans doute renoncer à l'identifier avec la sculpture rupestre taillée dans un des rochers du Sipyle, et connue sous le nom de BuiuTc-Souret. Cette dernière paraît être une Cybèle\ et dans un'groupe de signes qui sont ciselés à côté sur le rocher, on a reconnu des caractères cappadociens. Voir Weber, Le Sipylos et ses monuments, Paris, 1880. Perrot et Chipiez, t. IV, p. 755-756. Ramsay, Journal of Hell. Studles, III, 1882, p. 33 et suivantes.
2. Curtius, Die Altàre von Olympia (^Ahliandl. d&r berliner AJcad.j 1881).
3. Voir Helbig^ Das homerische Epos, ch. XXXII, p. 416 et suiv. Die GœtterUlder.