‹ Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne EgypteChapitre 14 sur 80 · C'est le 4° tableau du Musée Guimet · texte numérisé non relu

C'est le 4° tableau du Musée Guimet

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

Nous passons maintenant aux travaux du bois et à d’autres industries représentées au tombeau de Ti Nous voyons d’abord un ouvrier debout occupé à polir une sorte de naos qui servira aux funérailles. Puis deux polisseurs, un genou en terre, l’autre relevé, sont de même occupés à polir une longue pièce de bois qui servira au sarcophage1: ils rythment leurs mouvements et les accompagnent d’exclamations : « Allons », dit celui de gauche à son camarade de droite et celui-ci répond: « Fais. » Un quatrième ouvrier, une jambe à terre et l’autre relevée, taille à l’herminette une planche de bois d’acacia. Un autre debout pèse sur une scie qui n’a pas sans doute beaucoup de chemin et lui dit : « Va dans une autre, paresseuse ! » c’est-à-dire: Va donc plus avant : en effet la scie est au milieu de la pièce de bois sciée, laquelle est attachée à un pieu pour la maintenir, et dans la rainure de la scie est un morceau de bois placé pour la rendre ouverte, comme les scieurs de long enfoncent un coin pour obtenir le même effet, ou comme les charpentiers ou les menuisiers qui font usage delà scie ordinaire se servent de leur compas. La scie ressemble à celle dont usent encore les bouchers pour scier les os de la viande, avec celte légère différence que la scie employée par les ouvriers égyptiens est arrondie à l’extrémité. Un autre, assis sur ses talons, fait dans une bille de bois des mortaises, ou des trous pour chevilles, avec un ciseau, peutêtre un bec-d’âne, qu’il frappe d’un maillet en lui adressant la parole et en disant : « Fais ton trou droit 2. » Deux autres ouvriers, debout à chaque extrémité d’un lit funéraire en ébène, sous lequel sont un chevet renversé et un coffre, le polissent avec l’objet dont ils se servaient pour ce travail, sans doute une sorte de pierre ponce. Un dernier ouvrier, un genou en terre, l’autre relevé, perce dans une bille de bois des trous qu’il fait grâce aune sorte de vilebrequin sur la poignée duquel il pèse et qu'il agile par le moyen d’un archet, comme cela se fait toujours. Un contremaître, son bâton à la main, est debout en tête de tous ces ouvriers.

Le second registre nous fait assistera d'autres travaux. D’abord deux menuisiers, assis sur une pièce de bois placée dans deux fourches, une à

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