Düemichen, Resultate, pl. VIII
Pl. xliii
Septième tableau du Musée Guimet.
sur les bordages en place, les jambes ballantes, creuse une mortaise et frappe à coups redoublés sur son ciseau.
11 me resterait après la description de ce tableau à décrire aussi celui où l’on voit les barques voguer sur le Nil, tendre leurs voiles aux souffles des vents et transporter leurs cargaisons, car elles sont aussi représentées dans le tombeau de Ti ; mais comme leur office dans la représentation qui en est faite se rapporte surtout aux cérémonies des funérailles, nous les retrouverons dans la troisième partie de cet ouvrage, alors qu’il sera question de ces cérémonies sous l’Ancien Empire. De même dans le tableau suivant que je vais décrire1, il y a toute une partie qui montre les sculpteurs à l’œuvre et qui trouvera mieux sa place dans la seconde partie de cet ouvrage où je dois traiter en détail des procédés employés par les sculpteurs égyptiens. De même encore dans la description du dernier tableau qui ait été emprunté au tombeau de Ti, ce qu’on appelle le défilé des domaines du mort et l’apport des autres provisions trouvera mieux sa place dans la troisième partie de cet ouvrage.
Le tableau des sculpteurs se divise en quatre registres dont celui du haut est presque entièrement occupé par les artistes qui font leurs statues. Cependant à droite, on remarque la femme de Ti, Nofrel-hotepes, assise sur un siège en bois à pied de lion devant une table d’offrande. Elle porte la longue perruque noire qui lui serre toute la tête, ne laisse paraître que les oreilles et retombe par devant les épaules et sur l’échine; elle a autour du cou un collier; elle est vêtue de la robe blanche avec épaulières. Sa main gauche est posée sur son genou ; elle étend la main droite vers la table d’offrandes sur laquelle sont huit rangées d’objets offerts pendant qu’au dessus on voit l’énumération ordinaire de la formule : Milliers de pains, de vases devin et de bière, de chairs de tous les volatiles et de tous les quadrupèdes qu’il était coutume d'offrir, en même temps que des vêtements et toutes les choses bonnes. En avant de cette table, un serviteur, un esclave du double, purifie par l’encens toutes les choses offertes, et par derrière un autre de ses compagnons présente deux bandelettes blanches. Ils n’ont tous deux que le pagne ordinaire.