‹ Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne EgypteChapitre 20 sur 80 · C’est le n° 12 des tableaux du Musée Guimet · texte numérisé non relu

C’est le n° 12 des tableaux du Musée Guimet

Pl. xlvii

Onzième tableau du Musée Guimet.

registre ne représente que des scènes déjà vues. Le quatrième de même, sauf certains détails, comme l’apport des poissons à la perche. Je ferai cependant observer le chien qui se trouve au troisième registre derrière le scribe qui surveille la salaison des poissons : il se tient prêt à profiter de la première aubaine qui lui tombera en partage, ou de la première distraction des ouvriers. De même aussi, sans doute, celui qui, dans la seconde partie, à droite du quatrième registre, est allongé de tout son long, le museau entre ses pattes de devant et les oreilles dressées; pour lui, c’est de la viande qu’il attend, derrière les deux ouvriers qui attachent les tiges d’une herbe aquatique. Le cinquième registre nous montre un repas; deux hommes sont assis, un genou en terre, l’autre relevé, devant des tables au nombre de quatre, chargées de mets de toute sorte; celui de gauche présente à son camarade les mets qu’il croit devoir lui faire plaisir, et celui-ci tend la main, ou boit dans un vase ou une gargoulette. Le sixième registre nous fait assister à la cueillette du raisin dans les vignes. Aussitôt cueilli, on le presse. Il y a deux sortes de pressoir, un pressoir en bois où cinq hommes dansent les pieds nus sur le raisin, ou bien on le met dans une sorte de toile enroulée aux extrémités de laquelle on passe deux bâtons : le linge est tordu, le vin ruisselle dans un bassin. Vers la fin de l’opération, quatre hommes ont saisi les deux bâtons et font tous leurs efforts pour tordre encore le linge; un cinquième, un pied posé sur chaque bâton et se tenant par les deux mains au bâton de droite, s’est jeté entre les deux et, suspendu en l’air, il pèse de tout son poids pour tordre encore. A droite du registre, un scribe faite un geste d’adoration ou de respect devant un personnage que l’on ne voit pas : ce scribe s’appelle Petahnoferkhonou.

Le tableau que je dois décrire ensuite nous montre diverses industries1. Enbas et à gauche neuf scribes, cinq à la partie inférieure et quatre à la partie supérieure, sont entrain d’écrire, de compulser leurs registres ou de les ranger. A droite trois ouvriers forgerons sont autour d’un brasier allumé , deux d’entre eux sont montés sur des soufflets sans soupape qu’ils relèvent avec une ficelle à mesure que l’air a été expulsé, afin que le soufflet s’en remplisse de nouveau et qu’ils le chassent de la même manière. Au second

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