C’est-à-dire : dans le conseil privé du Pharaon
la demeure du Pharaon, afin que chacun connaisse ses devoirs. Il employait
ses efforts 1 toute son ardeur dans l’intérieur de la grande demeure ;
il réduisait le criard au silence, il décernait ce qui est uli'e. Excellent dans le lieu du silence, c’était lui le régulateur de la balance du Dieu bon2. Il donnait la direction aux hommes pour leurs actions et toutes ses paroles s’accomplissaient comme ce qui sort de la bouche du Dieu. Il a été placé à la tête des hommes pour compter leurs redevances envers le roi, et établi sur toutes les nations étrangères pour fixer les tributs de leurs princes. Habile à compter les quantités, bien pourvu de , il connaissait les des-
seins du cœur du roi, il était la langue de celui qui habite le palais, les yeux du roi de la Haute-Égypte, le cœur du maître de la maison des doctrines pour le pays tout entier. Il a châtié le rebelle et donné le repos à l’homme tranquille Il a repoussé le bras du malfaiteur, car il a em-
ployé la violence contre les violents ; mais il a possédé son cœur vis-à-vis de ceux qui possédaient leurs cœurs. 11 a abaissé l’épaule de l'orgueilleux, il a annulé l’heure du cruel : il a soumis le séditieux aux règles des lois et fait juger celui qui détestait son propre cœur : grande était sa terreur parmi les impies et il a été le maître de la crainte pour les pervers. lia détruit le rebelle et repoussé le brigand. Comme il rendait la justice au palais, ses vertus rendaient le peuple heureux en toute chose, le vicaire, le chef du magasin, le gouverneur deThini du nome Thinite, le chef de l’oasis Outi dans toute son étendue, le scribe parfait, versé dans toutes les lettres, Entef, juste de voix.
« Ce fut un sage muni de connaissances, jugeant exactement de ce qui était vrai; il discernait l’ignorant de l’homme instruit et distingué, l’officier habile de l'homme sans mérite. Tenant son cœur en grande perfection, il s’est appliqué à écouter chacun à sa place. Exempt de tous vices, vertueux dans toutes ses pensées, aucun détour ne fut en lui. Ardent pour tout devoir, lorsqu’on l’invoquait, il écoutait favorablement les requêtes ; se mettant en colère contre le fraudeur, il se montrait empressé à ré-
t. Si je mets ici plusieurs points, c’est qu’en cet endroit, comme dans tous les autres où l’on en trouvera semblablement, la stèle a perdu un ou plusieurs mots, par suite d'un choc qui a fait disparaître cette partie de l’inscription à la fin des lignes.