‹ Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne EgypteChapitre 37 sur 80 · C’est-à-dire : en Syrie · texte numérisé non relu

C’est-à-dire : en Syrie

7. On a beaucoup disserté sur cette expression que l’on traduit ordinairement par se venger, sur l’autorité de M. Brugsch : je crois plutôt qu’elle signifie : se réjouir, se donner du plaisir.

8. Je crois que cette phrase est incomplète par suite d’une omission de la part du graveur ; car le verbe que j’ai traduit par il se rendit n’a pas de sujet. De même, au lieu de : il trouva, le texte renferme un verbe qui signifie il brûla, ce qui ne donne aucun sens et le verbe brûler provient sans doute de l’inadvertance du scribe.

brailles que Sa Majesté emmena par ses exploits, et moi, j’étais à la tête •de nos soldats. Sa Majesté vit ma vaillance, car j’amenai un char avec les chevaux qui y étaient attelés et je fis prisonniers ceux qui le montaient ; je le conduisis à Sa Majesté. On m’accorda une autre fois l’Or (de la vaillance).

Je me suis avancé en âge, j’ai atteint la vieillesse dans le tombeau que

je me suis fait à moi-même1. »

L’autre exemple que je citerai est, comme je l’ai dit, tiré de la tombe d’Amonemheb, grand officier du roi Thotmês III, le plus grand conquérant de l’Égypte2. Le Pharaon, dans un coin de la paroi où se trouve cette inscription, est assis sur son siège, sous un naos très orné, surmonté de dixneuf serpents coiffés du disque solaire et ayant à sa partie antérieure un bucrane pour protéger le naos de tout ennemi qui aurait pu en vouloir à la Majesté du Pharaon. Autour du naos sont les inscriptions ordinaires, de même au-dessus de la tête du roi, qui a en avant et en arrière les formules stéréotypées en usage dans celte occasion. C’est devant ce naos et le personnage qu il contient qu’Amonemheb fait le récit de sa vie, après un proscynème qui a dû disparaître, car il n’en reste plus qu’une lettre. L’inscription commence ensuite ainsi : « Moi, je fus l’instrument très fidèle de Sa Majesté, vie, santé, force, celui qui partageait le cœur du roi du midi, celui qui illuminait le cœur du roi du nord, tandis que je suivais mon seigneur dans ses courses aux pays du nord ou du midi, comme il le désirait, car j’étais comme le compagnon de ses pieds, et cela au milieu des prouesses de sa valeur et de sa force, afin d’en rendre témoignage. Or, au pays de Nekeba, je capturai et je ramenai des Amou, trois hommes que je fis prisonniers. Comme Sa Majesté arrivait au pays du Naharaïn, j’y amenai les trois hommes que j’avais fait prisonniers, je mis cette prise en présence de Sa Majesté, comme prisonniers vivants. Une autre fois, je capturai, — ce fut dans l’expédition au pays du mont Ouan, à

1. Ces dernières paroles doivent s’entendre au figuré, dans le sens que c’était Abani qui avait mérité le tombeau et par conséquent se l’était fait à lui-même par toutes les actions de sa vie.

2. Ce tombeau a été découvert par M. Ebers qui en a pris le premier les copies qui lui convenaient et qui, en particulier, a copié cette inscription avec grand soin et l'a publiée en l’accompagnant d’une traduction. Depuis, M. Virey a copié et publié le tombeau en entier; cf. Mémoires de lu Mission permanente du Caire, t. V, 2° fasc.

Ann. G.

ANNALES DU MUSÉE GU IM E T

l’ouest de Khalbou 1 2 — , et je ramenai desÂmou prisonniers que j’avais pris vivants, à savoir 13 hommes, 70 ânes, 13 bassins de fer- bassins travaillés en or Une autre fois je capturai, — ce fut dans une expédition

au pays de Karkcmiseh, — et je ramenai que j’avais frappés vivants;

je traversai l’eau du Naharaïn, sans les laisser hors de ma main; je les mis en présence de mon seigneur, et voici qu’il me récompensa d’une

grande récompense, à savoir je vis la victoire du roi, le roi du midi et

du nord, qui donne la vie, au pays de Singar. 11 fil eux. Là, je

capturai devant le roi et je rapportai une main. 11 me donna l’Or de la faveur, cà savoir deux anneaux d’or et d’argent. Quand je recommençai à voir sa valeur, j’étais parmi ses suivants, lorsqu’il prit Qadesch, sans que je m’écartasse de l’endroit où il se trouvait. Je ramenai deux chefs 3 que je fis prisonniers en présence du roi, seigneur de la double terre,

Thotmès qui vivifie éternellement. Il me donna l’Or de la vaillance en

présence du maître à savoir le collier du Lion d'or, deux colliers schebi, deux casques et quatre bracelets. Et je vis mon seigneur.... dans ses apparitions sur les frontières (et l’ennemi) fut de nouveau abattu. Mais je

montai vers Je recommençai à voir sa puissance au pays de Takhis.

J’y pris en présence du roi et je ramenai des Amou, trois hommes que je fis prisonniers. Alors mon seigneur me donna l’Or de la faveur, à savoir deux colliers et quatre bracelets, deux casques et un lion domestiqué. Je recommençai à voir une autre action parfaite qu’accomplit le seigneur de la double terre dans le pays de Nii. Il prit à la chasse cent vingt éléphants pour leurs défenses..... le plus monstrueux d’entre eux entreprit de combattre contre la force de Sa Majesté, et moi, je lui coupai le pied de devant, bien

qu’il fut vivant J’entrai pour lui dans l’eau qui est entre les deux

pierres4. Alors mon seigneur me récompensa par l’Or et... de vêtements.

Voici que le prince de Qadesch fit sortir une cavale droit contre Comme

elle entrait au milieu des soldats, je me précipitai à sa rencontre, à pied,

1. C'est-à-dire : la ville nommée aujourd’hui Khalep ou Alep.

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