‹ Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne EgypteChapitre 43 sur 80 · Hamy, op. cil · texte numérisé non relu

Hamy, op. cil

ANNALES DU MUSÉE OUIMET

ment un vase d’or de forme très belle, il a un poignard dans sa gaine suspendu autour du corps et, dans sa main droite, un bras humain en argent1. Le quatrième personnage porte sur l’épaule gauche un vase de terre fermé par une peau et contenant sans doute quelque aromate de son pays; il tient un arc de la main droite et a son carquois passé en bandoulière. Celui qui suit porte un sac contenant quelque chose de précieux et tient à la main un instrument ou une arme que je n’ai pu identifier. Le sixième porte un grand vase de terre rouge, et, de la main droite, tient un bras humain en or. Le septième a un vase d’aromates et, dans la main droite, un autre vase de la môme forme et de la même couleur que celui porté par l’homme qui le précède; mais toute la panse est gardée par un treillis de joncs. Le huitième porte un sac rempli de lapis-lazuli, et, de la main droite, tient un arc. Puis vient un personnage apportant un char muni de tous ses accessoires et prêt à être attelé. 11 est suivi d’un porteur de jarre à aromates, ayant aussi une pièce de bois derrière son dos. Un onzième personnage conduisant la paire de chevaux nécessaire pour atteler le char; un autre homme, tenant de la main droite un fouet, lui prête secours, et, de la main gauche, tient un casse-tête noueux. Le treizième pnrlu une jarre et tient à la main un casse-tête levé; il est suivi d’un porteur de sac à matières précieuses, tenant, à la main droite, un vase de terre rouge semblable à celui qui a été mentionné précédemment. La marche est fermée par un homme qui porte sur son épaule gauche deux défenses d’éléphant et tient en laisse, de sa main droite, un ours solidement retenu par un collier de fer ou de bronze, et un éléphant qui suit docilement son cornac.

Ces quatre scènes qui représentent l’apport du tribut sont suivies d’une cinquième où l’on voit enregistrés, non plus des objets quelconques apportés au roi de l’Egypte, mais bien des hommes qu’on a faits prisonniers, qu’on amène avec leurs femmes et leurs enfants pour servir le dieu Amon,

1. Ce bras a été pris pour un garde-bras d’archer; mais il semble qu’il n’eût pas dû, en ce cas, être peint avec la couleur de l’argent ni orné de lignes rouges ; on le retrouve peu après couleur d’or. Il est vrai que ces bras sont tous deux gauches. On a dit aussi que ces bras étaient des rhytons; mais la destination des rhytons ne me semble guère convenable pour des bras humains.

Pl lxxiv.

Tombeau de Rekhmara. Apport des tributs,

comme s'exprime le texte. Ce texte, je ne le citerai pas ici parce qu’il est presque complètement détruit et qu’il en reste seulement des lambeaux de phrase qu’on ne peut pas rattacher entre eux. Cependant il en reste assez pour voir que les pauvres gens ainsi amenés pour être enregistrés, comme de véritables troupeaux, faisaient aussi partie des tributs que l’on apportait au roi de l’Égypte et que ce roi les avait cédés en toute propriété à son père Amon. Ces captifs appartiennent aux quatre nations qui viennent d’être énumérées; ils apparaissent devant le même scribe, accompagné des mêmes aides que dans les deux derniers tableaux, le premier tenant le long bâton que nous lui avons déjà vu dans la troisième scène et le second ayant invariablement le même rouleau de papyrus à la main. Ils viennent par lots conduits à chaque fois par des employés et des surveillants qui tiennent leurs insignes à la main, rouleaux pour les scribes, bâtons de commandement et massues en bois coudé pour les surveillants. Le premier groupe amené se compose d’abord d’hommes vêtus de pagnes comme les nègres du Haut-Nil; ils sont suivis de femmes conduisant à la main des enfants tout nus et en portant d’autres dans des hottes qui leur tombent sur les reins et qui sont retenues au front par une courroie en cuir; d’autres les portent à cheval sur leurs épaules, comme c’est encore la coutume même en Égypte. Elles ont toute la partie supérieure du corps nue, à l’exception de la tête qui est recouverte de la même coiffure en usage chez les hommes. Les seins sont pendants. Leur vêtement consiste en un long jupon plissé s’attachant à la ceinture et descendant jusqu’à mi-jambe. Elles sont suivies de jeunes filles nubiles, mais sans doute non mariées, qui elles-mêmes ont après elle des jeunes gens tout nus. Quelquesunes des femmes, un enfant, les jeunes filles et un jeune homme de ce premier convoi tiennent à la main des vases en cuir, faits de peau de vache tachetée de blanc et de rouge, qui leur serviront à boire, car on façonne encore actuellement à Fazogl des vases à peu près semblables pour le même usage. Ce sont là les prisonniers et les esclaves que devaient fournir les tribus échelonnées dans les pays de la première cataracte et la Nubie. La marche est fermée par deux surveillants armés de bâtons et de massues. Un autre groupe comprenant des représentants des trois autres nations, Phéniciens, Rotennou et femmes de Pounet, est introduit par un Ann. G. 75

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scribe. Les Phéniciens semblent mélangés avec les représentants des Rotennou et il est probable qu’on n’a voulu représenter que les Asiatiques en général : ils sont vêtus d’une longue tunique simple etsans ornements, surmontés d’une sorte de pèlerine à franges qui leur tombe jusqu’au milieu des bras; puis viennent des femmes, vêtues de robes à panier ou plutôt de simples jupons, conduisant des enfants de la main gauche et tenant assis dans leurs mains droites d’autres enfants tout petits. La première d’entre elles semble avoir eu attachée par le cou une hotte dans le dos, la troisième l’a certainement et la quatrième porte un enfant sur sod épaule, pendant qu’elle en conduit un autre à la main. Elles sont aussi suivies de jeunes filles, vêtues de simples jupons à paniers, mais qui semblent avoir la partie supérieure du corps enveloppée dans une étoffe. Ce sont des femmes africaines, et sans doute les femmes de ce pays du Somal dont nous avons vu les hommes représentés dans la première scène du tribut.

Toute cette immense scène, dans chacune de ses parties, se passait devant Rekhmara dont la figure dominait tout le tableau et une inscription témoignait delà joie qu’on ressentait autour de lui à la vue de tant de richesses : « Il reçoit les apports des pays du midi qu’on dépose devant lui, les apports du pays de Pounet, les apports des Rotennou, les apports des Phéniciens déposés en face de lui, les prisonniers de tous les pays montagneux qu’ont amenés les Esprits de Sa Majesté, le roi du midi et du nord, Ramenkhoper, vivant éternellement, le prince, le grand parmi les grands, le noble parmi les amis, le chef des offices, le premier qui remplisse le cœur bienfaisant du souverain, celui qui cause les chants de bienvenue dans le palais, car il a été mis à la tête de tous les amis dans la terre entière, parce que le roi, l’ayant reconnu comme accomplissant des choses utiles, a solidifié pour lui ses faveurs devant sa face, le préfet comte Rekhmara. Les amis du Pharaon, vie, santé, force, ils sortent en avant du comte pour le louer, l’acclamer et donner essor à leur joie, en. disant : Commande bellement les monuments de Ramenkhoper, rends stables toutes les fonctions qui sont sous toi; que les temples, les lois, tout principe soit stable en son lieu, que les enfants soient au lieu de leurs pères, car ii tient la place du roi et fait la ressemblance de millions d’an-

1»l LXXV.

Tombeau d’Àhmôs, sous Aménophis III, à Scheikh-'Abd-el-Gournah (d'après Lepsius, Il Ahth., pl. 62).

nées. Que stable et solide soit la place de llor, qu’il fasse le remplaçant du souverain en donnant les panégyries et en conduisant les vivants éternellement, car il arrive heureusement, muni de l’esprit de vie du Pharaon, vie, santé, force, le prince, la bouche de Nekhen, le prophète de la vérité, le préfet comte Rekhmara, juste de voix. » C’est ainsique se termine la scène des tributs dans le tombeau de Rekhmara, et cette décoration peut passer pour type de toutes celles qu’on trouve où une semblable scène a été représentée1.

Des scènes semblables sont en effet souvent entrées dans la décoration des tombeaux de cette époque. Au tombeau d’Amonemheb, une scène de même ordre nous montre les peuples de l’Asie venant implorer la paix et se soumettre au conquérant égyptien. Dans ce même tombeau, on voit encore le combat d’un homme contre une hyène, combat qui, par sa position au milieu des scènes diverses des funérailles, montre bien que le dessinateur ne sachant où le placer et ne voulant cependant point l’omettre de propos délibéré, a pris le parti de le placer sur une paroi quelconque, même au milieu de scènes n’ayant aucun rapport, ce qui fait voir assez clairement, je crois, que les artistes égyptiens ne suivaient pas toujours un ordre très méthodique.

Il me reste encore à parler de tout un genre de scènes que les artistes égyptiens n’ont eu garde d’oublier, car elles étaient trop à l’honneur des personnages qui en avaient été les héros et de leurs familles, pour qu’on n’ait pas réclamé avec insistance leur exécution dans le tombeau de famille obtenu de la faveur du Pharaon. Ces sortes de scènes sont d’autant plus importantes que les souverains de l’Égypte y ont le plus souvent été représentés et que nous possédons ainsi leurs portraits authentiques. Les Pharaons sont le plus souvent représentés sous un dais, assis dans un

1. Je me suis servi pour cette longue explication des planches que Prisse d'Avennes avait dessinées et qu’il a léguées au Muséum d’histoire naturelle, de celles qui ont été mises dans l’ouvrage de Wilkinson, de l’ouvrage de M. Virey qui ne donne qu’une bien faible idée des peintures primitives où les divers types sont si distincts entre eux, tandis que dans cet ouvrage c’est le contraire qui a lieu, bien plus par la faute du dessinateur que par celle de M. Virey lui-même, et enfin du travail cité de M. Hamy. Je n’ai adopté l’explication de mes devanciers que lorsque je l’ai crue juste et conforme aux faits que je connaissais par ailleurs. Le lecteur trouvera ici les planches qui ont été publiées dans l'ouvrage de M. Virey.

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fauteuil, sur les côtés duquel on voit, attachés par le cou, les représentants des peuplades guerrières qu’ils avaient soumises à leur autorité. Les plus riches couleurs de la palette de l’artiste étaient prodiguées pour peindre le trône ou le pavois du Pharaon ; son portrait dénote encore l’amour avec lequel les scribes égyptiens avaient tracé les belles lignes du type pharaonique. Si le roi était sous un dais, quelquefois sa royale épouse était à ses côtés, représentée et traitée avec le même soin; s’il était porté dans sa litière, la reine était aussi portée dans une autre litière. En avant marchaient les porte-ombrelles qui « font l’ombre devant le roi » ; derrière viennent d’autres officiers avec de grands chasse-mouches ou de grandes ombrelles. Si le roi était seul dans une fonction inhérente à sa royauté, il était accompagné des fonctionnaires de son administration dans la charge desquels rentrait la fonction qu’il exerçait. Rien n’était donc plus honorable pour une famille et pour un membre donné de cette famille, que les scènes où le Pharaon, progéniture de la famille solaire elle-même, le fils du dieu Râ en personne, condescendait jusqu’à honorer aussi grandement les services de son sujet.

Au nombre des scènes les plus souvent représentées à cette époque et qui dénotent une faveur particulièrement recherchée, sont les fonctions qui rattachaient de plus près les sujets à la famille royale, comme la charge de nourrice de l’héritier présomptif du trône. Sous la XVIII* dynastie, nous avons toute une suite de tombeaux dont les possesseurs se vantent, le mari d’avoir été le nourricier, la femme d'avoir été la nourrice d’un Pharaon. Cet honneur était très recherché en Égypte, et c’était l’un de ceux dont on se montrait le plus fier*. A côté de cette dignité par-

t. On a voulu dans ces derniers temps expliquer cet usage et le nombre relativement considérable des nourrices de Pharaon qui se trouvent en Égypte par des rapprochements avec des coutumes mingréliennes et d’autres habitudes qui persévèrent encore dans l’intérieur de l’Afrique; on en a conclu que c’était peut-être une forme d’adoption et que c’était certainement une forme de parenté factice créée par le lien du lait. Il est évident que la nourrice, dans toutes les sociétés, quoique à des degrés divers, selon que l’égoïsme est plus ou moins répandu chez un peuple, a des droits autrement touchants sur son nourrisson que la mère véritable; mais ce n’est là qu’un fait purement naturel, tandis que le lien du lait crée une parenté factice en raison inverse, car ce n’est pasla femme riche qui devient, en suçant son lait, la parente d’une femme pauvre, ou une femme très élevée dans la société parente de gens moins élevés qu'elle, c’est au contraire la femme pauvre ou de condition moins élevée qui voit rejaillir sur elle, sur son mari et sur ses enfants, la gloire et la richesse oui sont le par-

l’r. LXX.V1.

Tombeau d'Ahrrès, sous Aménophis III, à Scbeikh-'Abd-el-Gournab (d’après Lepsius, III Abth., pl. 62).

ticulière, on voit assez souvent à la XVIIIe et à la XIXe dynastie des représentations qui nous montrent comment on conférait le collier d’or, lequel était apparenté sans doute de très près à Y Or de la vaillance que nous avons vu prodiguer à Abani dans l’inscription où il remémore sa vie et ses hauts faits militaires. Outre une stèle du Musée du Louvre qui représente cette collation, divers tombeaux thébains nous en ont conservé les cérémonies, tels que les tombeaux de Nofré hôtepet de Pesar à Scheikh-'Abd-el-Gournah. Comme ces scènes sont à peu de choseprès les mêmes et forment un type de décoration presque uniforme, je n’en décrirai ici que la plus célèbre, à savoir celle qui se trouve dans le tombeau de Nofré hôlep que j’ai déjà décrit en entier dans un autre travail1 en donnant la traduction des textes qui s’y trouvent.

Au premier plan apparaît le Pharaon en personne, c’est-à-dire qu’il est le personnage principal, celui sur lequel l’attention est naturellement attirée d’une manière spéciale. Il est accompagné de deux suivants qui portent le / labellum , et aidé du ministre de son trésor avec les deux toparques du midi et du nord. On lui amène le prêtre, le divin d’Amon Nofré hôlep qui est représenté trois fois dans le tableau : la première, recevant les colliers d’orque lui mettent au cou deux autres personnages; la seconde, levant les mains en haut vers le roi et recevant les adorations des deux personnages qui lui ont passé les colliers autour du cou ; la troisième, se tenant devant le Pharaon et recevant les hommages d’un nouveau personnage. L’artiste a voulu en effet représenter les trois moments principaux de cette investiture : quandNofré hôtep paraît devant Horemheb, il a accompli toutes les cérémonies préliminaires et s’avance devant la Majesté royale muni de tous les insignes de la haute récompense qui vient de lui être accordée. Les membres de la famille de Nofré hôtep ont eu leur part dans cette céré-

tage de son nourrisson. C’est ià une différence capitale qui suffit à elle seule pour ruiner l’explication ingénieuse donnée de ce fait. D’ailleurs on no rencontre pas en Égypte de fait semblable à ceux qui ont lieu en Mingrélie. Pour ma part, je crois que, si le Pharaon avait plusieurs nourrices, ce titre de nourrice était un titre d’honneur, quoiqu’il comporlât peutêtre quelques offices spéciaux. Cf. Maspero, Notes au jour le jour, dans les Proeeedings oj lhe Society of Bibliocal Archaelogy, 1832.

1. E. Amélinead, Un tombeau égyptien, dans la Revue de l'Histoire des Religions, 1891, mai et juin.

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monie, car l’officier qui attache les colliers d’or et rend hommage au héros de la fête est le père divin d’Amon, Amonemanet, le frère de Nofré hôtep. La légende le dit tout au long : « Son frère, le divin d’Amon, Nofré hôtep. Récompense la vaillance avec de l’or et de l’argent le roi lui-même : viens en paix parmi les favoris du roi, dit le divin d’Amon, Parannofer, juste de voix1. » Puis vient la grande inscription qui domine toute la scène : «L’an III, sous la Majesté du roi de la Haute et de la Basse-Égypte, Radjoserkhoprousôtepenrâ (le soleil aux transformations saintes, l’élu du soleil), voici que Sa Majesté apparut comme Râ à la porte de sa maison de vie et de bonheur, après avoir offert des pains à son père Amon. A sa sortie de la maison de l’or, on lui fait des cris de joie, des acclamations : la joie circule dans la terre entière et elle atteint le ciel. On appelle le divin d’Amon, Nofré hôtep, pour recevoir les faveurs du roi, des millions en toutes choses, argent, or, vêtements, parfums, pains, bières, chairs, aliments, par l’aide de mon Seigneur Amon Râ, en présence duquel est traité avec faveur l’officiant qui contente le cœur d’Amon, Nofré hôtep. Le roi dit : « Multipliez les pains : celui qni connaît ce qui est donné, c’est mon Dieu, le roi des dieux; il connaît celui qui le connaît, il favorise celui qui le sert, il protège celui qui le suit ; il est Râ ; sa nature, c’est le disque solaire ( Aten ), il existe éternellement2. »

1. Le divin d’Amon était un prêtre d’Amon qui devait exécuter certaines cérémonies : on ne sait quelles attributions spéciales ressortissaient à ce litre. C’est l’un des nombreux mots à étudier et que les égyptologues délaissent d’ordinaire avec une touchante unanimité, à cause de la direction imprimée à la science, car on regarde de semblables études comme tout à fait secondaires et on les laisse aux commençants qui, à leur tour, ne s’en occupent guère à cause de leur minime importance, à leur jugement : tout le monde se précipite sur les soidisant textes historiques afin d’arriver bon premier dans la course effrénée à la découverte de quelque Pharaon nouveau, sans s’apercevoir que la véritable histoire, ce n’est pas la connaissance plus ou moins grande de quelques noms ou de quelques tueries qu’on a décorées du nom de victoires, c’est au contraire la connaissance des idées qui ont présidé à l’éclo sion d’un peuple et de sa civilisation. Il est vrai qu’on affecte parfois de mépriser la religion égyptienne et tout ce qui s’y rapporte ; cependant c’est dans le fonds des idées religieuses d'un peuple et en particulier de l’Égypte qu’on doit s’attendre à trouver la clef du développement moral de ce même peuple.

2. Ce texte me semble très précieux, car il est manifeste que le roi Horemheb, l’un des successeurs d’Aménophis IV, celui que l’on a appelé le roi hérétique, n’aurait pas employé ce mot Aten, le nom de la divinité préférée d’Aménophis IV, en donnant une haute récompense au grand prêtre d’Amon, le Dieu qu’avait renié Aménophis IV, si Nofré hôtep, prêtre d’Amon, n’avait pas fait quelques concessions en faveur du dieu Aten, ou le Disque solaire. J'en ai

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