Le reste ne peut pas être traduit par suite des lacunes
3. Ces deux escouades sont précédées chacune de deux colonnes verticales d’hiéroglyphes rapportant les paroles adressées à Houi; malheureusement l’état dans lequel elles se trouvent ne permet pas d’en donner avec certitude une traduction suivie. La chose est d’ailleurs peu regrettable, car ce qui en reste nous montre que ces louanges étaient à très peu de chose près ce qu’elles étaient dans les autres légendes que j’ai déjà expliquées.
ANNALES LU MUSÉE fi U I M ET
ces gens, où ils se rendaient avec leurs offrandes et si celle partie de la décoration n’était pas funéraire.
La partie inférieure de ce registre n’a été qu’esquissée; elle nous montre cependant que des scribes, sans doute sous la surveillance de lloui placé au fond de la paroi, à droite, étaient occupés à enregistrer des groupes de chevaux présentés par des palefreniers. En arrière des chevaux, des bœufs, # des vaches et des oies attendent leur tour. Les chevaux au nombre de douze sont dessinés d’une manière savante : Nestor L’bôte avait été charmé par la vigueur elle bonheur du dessin, il les avait reproduits à part et le lecteur verra ici un spécimen assez bien réussi du savoir-faire des Egyptiens dans le dessin des animaux. Cette partie inférieure était divisée elle-même en deux registres.
Le second registre n’apparaît dans le dessin ci-contre que par les lignes de séparation; mais, dans les notes qu’il avait prises sur ce monument, Nestor L’hôte nous apprend que ce registre était occupé par des ânes, par des gazelles et des chèvres que l’on enregistrait aussi tout comme les bœufs, les vaches et les chevaux du premier registre '.
L’autre mur qui nous a été conservé par Lepsius nous représente le paiement des tributs apportés au roi Toulônekhamen. La paroi se divise en deux parties, comme il est facile de le voir à l’inspection du tableau, caries personnages sont tournés en sens inverse, et à chaque extrémité se trouve le roi. L’effet obtenu par le peintre qui n’avait cependant à sa disposition que sept couleurs primitives est des plus riches et des plus saisissants1 2.
La partie droite nous montre la réception des tributs des pays de l’Asie. Le roi est assis sous un édicule soutenu par deux colonnes à chapiteaux en fleurs de lotus, sur un siège splendidement peint de bandes alternativement rouges et bleues coupées par de petits ornements blancs. Nu-pieds, il est vêtu d’une double robe, blanche et marron. Il porte une ceinture
1. Quand je parle de vaches, j'interprète un détail du dessin, celui où les cornes d'un animal sont presque droites et descendantes, ce qui est encore particulier aux gamous (bufflonnes) de la Haute-Égypte.
2. J’aurais vivement désiré reproduire ici les planches coloriées de Lepsius, mais les frais de ce premier volume n’ont pas permis de réaliser mon désir.
Pl. LXXX1
Tombeau de Houi
rouge avec des imitations de bijoux imbriqués. Il a deux bracelets à chaque bras, des colliers autour du cou, il est coiffé d’une tiare bleue avec des fanons rouges et un liseré or tout autour avec l’uræus sur le devant. Sa main droite qui tient la croix ansée repose sur sa cuisse, et de la main gauche il tient le sceptre elle fouet, symboles de la puissance et de la justice. Devant lui est le fils royal deKousch, Houi, chef delà maison du midi, porte-éventail à la droite du roi; chaussé de sandales, ayant au cou un triple collier d'or, il est vêtu d’un vêtement très ample qui laisse voir sa chemise et qui est orné de franges à l’avant. Dans sa main gauche, il tient le sceptre, et tout le long du sceptre sont de petites briques d’or, avec son mouchoir de cérémonie qui est très long ; de la main droite, il présente la plume d’autruche au roi. Il lui récite alors un petit discours gravé au-dessus de sa tête en beaux hiéroglyphes de couleur : « Due ton père Amon le gratifie de millions de panégyries trentenaires, qu’il t’accorde l’éternité eu qualité de roi des deux pays, le toujours en qualité de gouverneur des neuf arcs 1 : tu es Râ ; ton essence, c’est son essence à toi. A cause de tes perfections, ô bon gouverneur, le ciel est solide sur ses quatre piliers et la terre est assise sous toi. » Puis une ligne derrière donne le titre de toute la scène qui va passer sous nos yeux : « Défilent les apports au maître des deux pays, les Rotennou en tète, sous la conduite de l’envoyé royal vers toute région montagneuse. » C’est Houi qui est désigné par ces paroles, et derrière lui se voient déposés à terre, placés sur des coffres ou des guéridons de diverse hauteur, des vases merveilleux en or, en argent, avec des pierres précieuses, du lapis-lazuli, du jaspe, des pectoraux incrustés, etc. Une légende tracée en avant des vases nous dit que ce sont des vases- faits de tout ce qui est précieux parmi les biens de leurs pays1 2 3, en argent, en or, en lapis-lazuli, en turquoise, et eu une pierre qu’il n’est pas possible de préciser à cause d’une lacune. Au-dessus du personnage principal se voit un autre fils roi/al de Knusch, nommé Amenhôtep, qui
1. Ces neuf arcs soûl mis ici, je crois, pour désigner les pays situés au sud de la première cataracte, la Nubie, qui s’appelait Toqens, c’est-à-dire la terre de l’arc.
2. Le texte de la légende donne ^ O ^ ; c'est une faute pour ^ O ^
comme le porte la copie de Nestor L’hôte.