Ou : que lu accordes aux vivants à ton
est une preuve que ces populations étaient d’origré.
pari du tribut, où l’on remarque deux chasse-mouches aux armes du roi, puis un bœuf qui porte entre ses cornes une œuvre d’art, un bassin où nagent des poissons et sur les bords duquel sont plantés des arbres. Ce sont aussi des chefs de Kousch. « Ils disent : Grandes sont tes âmes, ô Dieu bon ; grandes sont tes vaillances. Donne-nous les souffles que tu donnes, ô notre maître, car tu es juste de voix'. » Le quatrième registre représente les gens d’Amenhôlep. hommes et femmes, dont quelquesuns portent des palmes et des couronnes de feuillage. A l’extrémité de ce registre était l’entrée d’un édifice détruit à présent. Des légendes accompagnaient ces personnages, mais ou elles sont détruites en grande partie, ou elles ont été trop mal copiées pour permettre une explication. Derrière cette partie de la paroi, Houi est représenté, un bâton dans une main, un casse-tête dans l’autre; en dessus et derrière lui sont des barques, des dahabiehs et des transports, les premières pour les grands personnages du voyage, les autres pour les animaux. Elles sont représentées à l’ancre, comme nous disons aujourd’hui, c’est-à-dire simplement attachées à des poteaux fixés en terre. La seconde a presque la forme d’une gondole vénitienne. Les deux premières transportaient aussi des chevaux avec les hommes, les quatre autres ne transportaient que des bœufs. Une légende, placée en haut de la scène, nous apprend que le fils royal de Ivousch, Houi, a amené « tous ces biens exquis des régions du midi dans les barques » qui sont représentées. Cette dernière partie ne comprend pas moins de cent dix-neuf hommes ou animaux; la première n’en comptait que vingt-neuf. Les deux peuvent se comparer par l’éclat des couleurs et la richesse de la composition : elles paraîtront à tout esprit impartial, malgré certains défauts de composition et de dessin, une preuve delà haute habileté à laquelle étaient parvenus les artistes de la vallée du Nil.
Et maintenant que j’ai décrit les plafonds et la décoration entière des tombeaux thébains, il nous faut revenir un peu en arrière, dans le temps et dans l’espace, pour examiner ce qu’ont à nous présenter sous le rapport de la décoration les quelques tombes de la petite nécropole d’El- Amarna avant de passer aux tombes royales.
t. C’est-à-dire : tout ce que tu dis s’exécute, parce que tu sais faire les prières avec toutes les intonations exigées.
ANNALES DU MUSÉE OUIMET