Je ne puis assurer la vérité de ce mot
3. L auteur ajoute à cela l'étonnante réflexion que voici : « IN c serait-ce pas la préfecture de police où tous ces gens amènent des objets perdus et retrouvés? ) Il faudrait croire alors que les Égyptiens de cette époque étaient vraiment peu soigneux. Évidemment l’auteur a
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ANNALES DU MUSÉE GUIMET
qui ne brille pas par trop de clarté, il est assez difficile de dire ce qu’était ce bâtiment crénelé. Le soldat qui monte la garde me ferait assez supposer que c’était le premier corps de bâtiment du palais royal dans lequel les fellahs auraient apporté les approvisionnements, mais rien n’est moins certain. « Troisième registre : Trois coureurs, tournés vers lagauche, vont au devant d’un char à deux chevaux, dont le cocher est descendu et regarde trois individus, tournés à gauche également, qui parlent à un quatrième accroupi sur le sol et soufflant sur un brasier. Trois ligues d’hiéroglyphes avaient été gravées au-dessus du brasier, mais elles ont été complètement mutilées (!!) — Registre inférieur : A droite, un pylône d’où sortent quatre hommes vêtus de longues robes et appuyés sur de grands bâtons » Au-dessus d’eux une légende indiquait ce qu’ils étaient : il n’en reste plus que quelques signes; au-devant d’eux, on lit ces paroles : a Éternité, à Aten, éternité à Râ“. » Ce sont là des cris de salutation que l’on prononçait devant le roi sortant de son palais, comme nous le verrons tout à l’heure. « Au-dessus de ces quatre personnages s’avance Mâhou, amenant trois prisonniers escortés de deux gendarmes *. » Au-dessus de Mâhou une légende disant : « Il dit : Écoutez, ô chefs des hommes ! veillez, ô montagnards4! » Il ne saurait donc s’agir de prisonniers que l’on aurait faits, mais des simples agents de police et de leurs chefs qui devaient veiller à ce que le cortège du roi arrivât sans encombre au temple où il se rendait. Voici en effet son cortège : « Cette scène est séparée de la suivante par une ligne verticale. A gauche de la ligne, un char à deux chevaux s’avance, monté par deux personnes, le maître et le cocher5. » C’est
pensé au bureau des objets perdus de la Préfecture de police à Paris ; mais c’est vraiment chose plaisante de vouloir le retrouver en Égypte.