‹ Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne EgypteChapitre 61 sur 80 · Mémoires de la Mission du Caire, I, p · texte numérisé non relu

Mémoires de la Mission du Caire, I, p

4. Il doit y avoir ici quelque confusion : ou bien les scènes ne se suivaient pas, comme l’affirme notre auleur, ou bien il les a mal comprises; car, quelque bonne volonté qu’on y mctle et quelles qu’aient été les exigences de la peinlure égyptienne, il est impossible que, dans la même scène, le même personnage soit en trois endroits à la fois.

Pl. LXXX1I.

Tombeaux d’E!-Amarna. Premier tombeau du Nord (d’après Lei'sius, lit Ablh., pl. 91).

série de gens regardant à la porte de leur maison'. Ceux du (présent) mur sont tous tournés à droite, ils sont au nombre de cinq et ceux du mur précédent, au nombre de deux, sont tournés à gaucheJ. — Le mur à gauche de la porte (introduisant dans la seconde salle) est, lui aussi, divisé en trois registres : mais les dessins qui s’y trouvent n’ont été tracés qu’à l’encre; les représentations sont très effacées. Registre supérieur : Troupe de chanteuses et de joueuses de tambourin ; char poussé par deux hommes. Deuxième registre : Gendarmes par rangs de cinq hommes marchant derrière leur chef: ils n’ont ni armes ni coiffures. Registre inférieur : Devant la porte du palais, Mâhou est prosterné; derrière lui les Mat' clou 3 s’inclinent. Le mur (faisant face au second) contenait, lui aussi, des registres occupés par différentes scènes, mais l’élat dans lequel elles se trouvent aujourd’hui ne permet pas de les décrire. Le milieu de cette paroi est occupé par une stèle cintrée dont le texte n’est que la répétition de celui gravé sur la portestèle du mur (qui fait face). Le (mur à gauche) de l’entrée ne contient aucune inscription 4. »

11 n’est personne qui, après avoir lu sérieusement ce qui précède, ne voie combien cette description laisse à désirer, non seulement au point de vue de l’exactitude, mais encore au point de vue de l’interprétation. L’auteur a été poursuivi par le désir de trouver des textes hiéroglyphiques et a passé à côté des choses les plus intéressantes pour l’histoire des idées, tandis que les textes hiéroglyphiques ne lui ont fourni matière qu’à des traductions déplorables. Ce n’est pas seulement pour ce tombeau qu’on peut constater la négligence apportée dans les explications et les traductions; c’est aussi dans tout ce que le même auteur a cru bon de dire sur les tombes d’El- Amarna, si bien qu’on ne peut avoir presque aucune confiance dans ce qu’il dit. Les tombes qu’il a décrites de cette manière sont au nombre de sept, en comptant les tombeaux anonymes. Fort heureusement pour la science, nous allons rencontrer d’autres égyptologues et d’autres œuvres.

1. C’est-à-dire : regardant de leur maison. L'auteur ne l'aitpas attention au mauvais emploi des prépositions.

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