‹ Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne EgypteChapitre 65 sur 80 · Nestor L’hôte, Papiers, vol. III, f. 281 verso · texte numérisé non relu

Nestor L’hôte, Papiers, vol. III, f. 281 verso

Tombeaux d’El-Amarua. Troisième tombeau du Nord Partie gauche de la paroi du fond, seconde chambre

(d’après Lei>sius, 111 Abth., pl. 9i).

décorée de chaque côté, dit Nestor L’hôte, de quatre colonnes1 renfermant les légendes et cartouches déjà sculptés aux précédents tombeaux. La porte d’entrée de la pièce principale est tout à fait semblable. Les corniches ont été peintes. De chaque côté de la porte d’entrée de la salle principale se trouve la légende royale analogue à celle dessinée de la paroi gauche du vestibule. Les montants intérieurs de la porte étaient décorés chacun d’un personnage debout, la mainlevée en adoration, le même que celui de la paroi de droite de la salle principale. Les hiéroglyphes sont fort endommagés *. » On voit, après ces paroles, que, sauf la salle principale ou la seconde des trois salles, nous ne pouvons nous attendre à trouver une décoration intacte; cependant la paroi gauche du vestibule peut encore être décrite.

Ce mur d’entrée n’a été copié qu’en partie par Lepsius, soit que les peintures aient été trop endommagées, soit que l’égyptologue allemand n’ait pas jugé digne de s’attarder aux autres scènes3. La partie qu’il a copiée est du plus haut intérêt, car elle nous montre, ni plus, ni moins, la cérémonie dans laquelle eut lieu l’intronisation de Rameri en qualité d 'ourniaou, ou de grand voyant du temple d’Aten. La représentation est coupée dans son milieu, et l’on voit à droite les colonnes à banderolle d’un édifice sous lequel devait se trouver le roi. Les acteurs qui ont été conservés sont également placés dans une vaste salle soutenue par deux colonnes à chapiteau en forme de bouton de fleur qui commence à s’ouvrir : ces colonnes semblent démesurément hautes, mais ce n’est là qu’un artifice du dessinateur qui avait à placer un grand nombre de personnages. Tout d’abord au sommet du tableau sont quatre porte-ombrelles royales, ce qui indique avec évidence la présence du roi. Derrière eux sont quatre hommes, courbés comme les premiers, tenant un bâton à la main : ce sont les policiers chargés de veiller sur le cortège royal. En dessous sont quatre scribes sous les ordres d’un chef; le dos courbé en pré-

1- Il s’agit de colonnes d’hiéroglyphes et non de colonnes architecturales, comme on pourrait peut-être le croire.

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