‹ Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne EgypteChapitre 74 sur 80 · JRNA, PAROI DE GAUCHE · texte numérisé non relu

JRNA, PAROI DE GAUCHE

■liôte, papiers, XI, pl. 7.)

Le premier esl relui du prêtre Aï. Ce personnage avait les litres de \iov\.e-flabellum à la droite du roi, de scribe, de préposé à tous les chevaux de Sa Majesté, et de scribe vrai et de divin père 1 . Après s’être fait creuser un tombeau dans la nécropole Sud d’El-Amarna, il hlla se faire enterrer cà Thèbes dans la vallée des Mois, près du tombeau d’Aménophis 111. On en a fait, je ne sais sur quel fondement, l’un des gendres

Tombeaux d’El-Amarna. — Septième tombeau du Nord. Première chambre, (d’après Lepsiüs, III Abth., pl. 100 a).

d’Aménophis TV 2; mais sa femme est nommée avec lui, elle se nomme Ti,

1. Ce titre a été pris comme faisant partie du nom Aï par les auteurs susnommés du Livre des Rois.

2. « Ses gendres lui succédèrent l’un après l’autre, et pratiquèrent de leur mieux la reli-

gion solaire. Bientôt cependant Aï, le plus connu d’entre eux, suspendit les persécutions dont Amor. avait été l’objet » (Maspero, Histoire ancienne 'les peuples de l'Orient, 4e édit.,

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

et parmi les huit filles de Khouenaten il n’y en a pas une seule qui se nomme ainsi. Les titres de cette femme à la cour d’Aménophis IV sont donnés sur les parois de la tombe que son mari avait fait creusera El- Amarna : elle était « grande nourrice royale qui avait élevé le Dieu, ornement royal. » Parmi ces deux titres, le dernier n’était qu’honorifique, le premier avait un fondement réel. Je ne connais pas d’autre femme au divin père, Aï : le titre de nourrice royale qui a élevé le Dieu semblerait indiquer qu’elle a été la nourrice du Pharaon lui-même, ou peut-être d’un fils mort en bas âge, ce qui n’est pas probable : en conséquence, elle ne pouvait être la fille de Khouenaten, car ou elle l’avait nourri ou elle avait nourri le prince royal, et il n’est pas plus probable, dans cette hypothèse, qu’on eut donné au jeune prince sa propre sœur comme nourrice.

Le fait que le futur roi se fit enterrer à Thèbes semble indiquer que le tombeau d’El-Amarna ne fut jamais achevé. C’est ce qui est en effet arrivé* : sur les quatre rangs de trois colonnes qui décorent la grande salle qui est le tombeau, les deux rangs du milieu sont seuls achevés, et la paroi d’entrée a sans doute été seule décorée. Elle représente la scène qui esl placée à la même place dans les autres tombeaux, à savoir la récompense accordée à Ai par le roi ; mais cette scène est ici augmentée de détails particuliers que je dois décrire. Le roi est à son balcon sous les rayon du Disque ; près de lui sont sa femme et trois princesses, Meritaten, Maketaten et Onekhespaaten, cette dernière montée sur le coussin qui est à l’avant du balcon, entre le bras gauche de la reine et sa poitrine, caressant le menton de sa mère, caressée elle-même par sa sœur Maketaten. Le roi, la reine et leurs deux filles aînées jettent du haut du balcon des objets d’or au prêtre Aï et à sa femme Ti : colliers, anneaux, mains, bracelets, barres, sceaux et autres objets tombent en foule entre les mains des heureux bénéficiaires des royales largesses. Ils tendent les bras, l’une pour recevoir les dons du roi, l’autre pouradorer la majesté pharaonique en habits de fête, l’homme ayant au cou douze colliers, la femme

1. Cf. Deux jours de fouilles à Tell-el-Amarna, dans le tome I des Mémoires publiés par les membres de la Mission franç. perm. au Caire, p. 2.

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