I»L. CIV
neuf. Us sont dans la grande salle soutenue par des colonnes au fond de laquelle s’élève le balcon royal. Derrière eux est le cortège royal avec leur cortège particulier. En haut, les chars habituels ; plus bas, les scribes qui enregistrent les dons, suivis d’autres scribes qui ont leurs instruments dans la main gauche et lèvent leur main droite en signe d’hommage ; puis deux serviteurs et des soldats mercenaires à la solde du roi. Au troisième registre, des porte-flabellum, des officiers, des scribes et des soldats ; de même au quatrième, des tlabellifères, des porte-ombrelle, des soldats égyptiens et mercenaires armés de casse-tête, d’arcs et de lances. Enfin, au registre inférieur, des hommes qui adorent des femmes dansant et faisant des pas du même genre que les danseuses de nos ballets modernes. Le tableau se termine par la sortie d’Aï et de ses serviteurs ou des membres de sa famille qui portent dans leurs mains les nombreux bijoux donnés à leur maître ou à leur parent. Aï paraît : il a maintenant quatorze colliers et huit bracelets, quatre à chaque poignet ; un groupe de quatre personnages le félicite, un cinquième lui baise les pieds. Al’extrémité du registre, des officiers lèvent leurs bras en l’air et acclament le bénéficiaire pendant que les deux premiers se sont jetés à genoux et que l’un d’eux baise le sol en témoignage de reconnaissance et de joie. Au troisième registre en montant, trois chars attendent, les cochers se parlent l’un cà l’autre, et un saïs semble vouloir engager un pari avec le cocher du premier char. Le registre supérieur qui semble seul terminé — les autres en effet présentent des espaces vides qui me semblent avoir été destinés à recevoir des légendes qui n’ont pas été gravées — contient quatre petites scènes humoristiques avec des légendes qui malheureusement ne peuvent pas être traduites avec certitude à cause de l’état du texte publié. Elles représentent trois édicules sur lesquels des officiers ont planté leurs insignes, des ombrelles, des drapeaux, une ombrelle et un drapeau’. Ils ont pris le temps de s’asseoir; les deux premiers sont en conversation avec deux petits garçons et les engagent à aller voir la fête ; le troisième parle avec un homme assis également sur un siège en face de lui. Derrière le troisième édicule, deux garçons, l’un assis sur un petit coussin vis-à-vis de l’autre qui est debout;