II
Dans cette position délieate, le Grand comte de Sicile fut admirablement servi par les circonstances.
Les princes chrétiens y suivant les coutumes religieuses de ce temps-là^ se rendaient en foule en Palestine pour accomplir de saints pèlerinages et combattre les infidèles. Le jeune duc Guillaume brûlait du désir d'imiter leur exemple et de les accompagner dans leur pieuse expédition; mais il était dans une grande pénurie d'argent ^ cartons les barons de son duché , en s'afifranchissant du pouvoir supérieur, s'afifranchissaient aussi du tribut. — Le comte de Sicile offrit à son cousin tout l'argent nécessaire. Dans le même moment une autre raison puissante rendit indispensable le départ immédiat du jeune duc. — Il avait envoyé des ambassadeurs en Orient demander à l'empereur la main de sa fiUe^ et il venait à peine de recevoir son consentement a cotte union , lorsqu' Alexis mourut-
Des considérations de la plus haute importance se rattachaient à ce mariage ; aussi Guillaume accepta avec empressement les offres de Roger, et prépara tout pour son départ , décidé à aller en personne
réclamer raccomplisseriient de la solennelle promesse faite à ses ambassadeurs (1 )•
Lors de son avènement au gouvernement de la Fouille et de la Galabre, ce jeune prince avait été nommé gonfalonier de la sainte Église , |)ar Ca* liste II, successeur du pape Pascal; il avait de plus reçu une nouvelle confirmation de son duché de la Fouille. Flein de confiance dans la protoction du Fape et dans le bon accord qui n'avait Jamais un seul instant cessé de régner entre eux j inquiet peut-être du voisinage de son cousin le Grand comte de Sicile, si puissant et si fort, il mit avant son départ ses duchés de Fouille et de Calabre sous l'égide du saintHsiégc.
Ayant ainsi placé ses possessions sous Taile protectrice de rÉglise^ il partit plein de sécurité pour Gonstantinople.
L'ambitieux Roger attendait ce moment avec impatience. — I^ lien qu'il redoutait était brisé; les vassaux rebelles avaient perdu l'étendard autour duquel ils pouvaient se rallier.
Le duc Guillaume arrivait à peine en Orient,
(i) Fa*élta,Uyi VU, cap. m.
que le Grand comte de Sicile traversa le Phare et se précipita comme la foudre sur la Calabre (1). Tout céda à cette attaque soudaine et impétueuse (2). Le Pape occupé paisiblement des affaires du saintHsiége^ apprit tout à coup que le comte de Sicile s'était déjà rendu maître de la moitié de la Calabre. Cette nouvelle fut pour le souverain Pontife un sujet de grande affliction , car la Calabre avait été placée sous sa protection. Ministre de conciliation et de pai^ , il résolut d'employer le langage de la justice^ de la douceur, et même de la prière; et tandis quUl se rendait lui-même à Bénévent, il envoya au comte le cardinal Hugues chargé de justes et sévères représentations.
Le prince normand pressait avec vigueur le siège de iNicéphore, place importante de Calabre, lorsque le cardinal se présenta devant lui.
(1) Ck>Uetmccio, i. IJ.IU:
Ruggiero poco stimando la lutela dei Pontifice , passô in Galabria e prima Tebbe mezza soggiogata che il Pontifice la potesse soccoirere.
(St) Quoique l'intention de Tauteur ait été d'écrire simplement uoe histoire de la Sicile, il ne peut se dispenser de suivre le comte Roger 11 àua ses guerres en Pouille et en Calabre, car les passer sous silence serait passer sous silence presque en entier le règne de Roger II, un des plus éclalaDls que puissent compter les souverains de la Sicile ; et c''est encore écrire l'histoire d'un pays que de suivre son chef souverain dans les expédilioos qu'il entreprend pour la gloire et l'accroissement de son royaume.
HISTOIRE DE LA SICILE ( HOt — 1127). 149
C'était un vénérable prélat qui devait imposor le respect au jeune confite autant par son âge que par le caractère sacré dont il était revêtu. Tour à tour le saint pontife employa la douceur de l'exhortation paternelle, Thumilité de la prière , et les paroles sévères de la menace ; mais Roger resta également sourd aux conseils , aux prières et aux menaces (1).
Si le pape Calliste, plus prévoyant , eût fait entendre la voix puissante du devoir et de la justice^ avant que ce prince eût quitté la Sicile, peut-être eût-il arrêté ses projets ambitieux ; mais il était trop tard maintenant pour retourner en arrière. Certes c'eût été une action loyale et bonne; mais c'eût été montrer peu de fermeté dans ses résolutions et dans ses volontés. — Le comte de Sicile résista, et sans attendre même le départ du cardinal, il fit continuer presque en sa présence le siège deNicéphore.
(1) CoUenuccio, 1. 1, 1. III :
Solamente il Papa mandé Ugo cardinale a Ruggiero il quale, trovandolo al caropo alla rocca di Niceforo , non potè mai , o con prieghi , o esortazioni, o minacce, operare che volesse dair impresa desistcre. Il pontifice in modo persévéré neir infermità , cbe li fù forza farsi riportare à Roma. Ruggiero da questa occasione invitato e seguitando l'impresa , la Calabria tutta e la Puglia soggiogô.
m HBnnEIIELASiGnjB(1101 — 1127).
sa grandeur et de toute sa souTeraineté? Vauréole de force et de Ténérmtion qui entourait le front du Pontife n'étaitrelle pas aussi arrachée et foulée aui pieds par l'ambitieux usurpateur?
Cependant Caliiste, dans sa prudence et dans sa miséricorde 9 ne voulut pas entrer en lutte ouverte avec le Grand comte de Sicile avant d'avoir une seconde fois employé des moyens de conciUation. Faible encore des suites de la cruelle maladie dont il avait été atteint , il se rendit en Cidabre auprès du comte Roger.
Celui-<^i reçut le Saint-Père avec les marques de la plus profonde vénération , et Técouta avec respect. Calliste, le ministre de la paix, de la justice et de la miséricorde^ lui parla le langage si puissant du devoir; il lui montra le petit-fils de Robert Guiscard dépossédé de ses États par le fils de Roger lui-même. — C'était à côté de rancienne et chevaleresque loyauté des Normands placer Tinjustice et la mauvaise foi, à côté de leur gloire mettre la spoliation.
Le comte parut touché des justes représentations du Pape f et lui promit de restituer à son cousin tout le pays injustement conquis, soit qu'il res-
fflSTOiRE lœ LA siaLE (noi — un). iss
sentit déjà des remords d'avoir ainsi agi envers un parent 9 dont son père, s'était toujours montré le soutien et Tappui ; soit qu'il ne voulût pas, par un nouveau refus, s'exposer aux foudres terribles d'une excommunication justement méritée , et se placer ouvertement en ennemi déclaré du souverain Pontife.
Il fut donc convenu que le 5 du mois de septembre, le comte Roger se rendrait à Salerne, et se réconcilierait solennellement avec le duc de Fouille.
Calliste quitta le comte de Sicile plein de joie, et le 5 septembre, le comte Roger et le duc Guillaume se tendirent la main en sa présence (1). — La réconciliation fut sincère ; d'une part le duc Guillaume rentrait dans la possession entière de son duché pacifié par l'énergique apparition de Roger, et le comte, de son côté, tout en restituant la Galabre à son légitime maître, pensait avec raison que cette expédition n^ avait pas été pour lui sans fruit et sans gloire ; car, sa marche victorieuse à travers un pays depuis si longtemps bouleversé par
(I) Chronicon FalconU Benev-
His ita peractis, prsdictus Pontifex Callixtus, consilio invento, Salernum ifit , qainto die intrante mensis septembris , ut pacis firmamentum cum Duce Gulielmo et Rogerio Comité confirmaret.
les révoltes et le désordre, avait montré ce que pouvaient son courage et sa force guerrière.
Le duC) enchanté de Theureuse conclusion de cette affaire terminée ainsi entièrement à son avantage y se liata d'aller reprendre possession de ses États : mais des obstacles imprévus Tattendaient; et le comte se préparait à retourner en Sicile y lorsqu'il vit venir à lui Guillaume se plaignant amèrement de Jordan 9 comte d'Oriane.
« Noble comte, mon cher cousin, dit le duc d'une voix à la fois plaintive et suppliante (l), je me présente devant vous et j'ai recours à votre puissance y plein de confiance dans les liens du sang qui nous unissent et dans la grandeur de vos richesses; je viens vous supplier de me prêter secours contre le comte d'Oriane afin que je tire de lui une vengeance éclatante. — Lorsque je me suis présenté à Tentrée de la ville de Naxe, ce comte Jordan « accompagné de tous ses tributaires et d'un grand nombre de soldats, vint au-devant de moi; enhardi sana doute par la multitude armée qui l'accompagnait , il m'ac-
(1) Falco, Benevent.
[ilSTOlRE DE LA SICILE ( 1 tOl ^ 1 127 ). 156
câbla d'ouirages et d'affronts i et me menaça même de raccourcir mon manteau; puis, non content de cet injurieux discours , il se mit à parcourir et à piller la ville ainsi que tout le pays d'alentour. Trop faible pour m'opposer à tant d'insolence et d*audace> je le souffris à regret, mais je viens vous demander de m'aider à le punir, car le comte, chaque jour, m'offense par de nouvelles injures et de nouveaux affronts. >i
Roger écouta avec bienveillance ces paroles, prononcées d'une voix lamentable et douloureuse; en échange du secours qu'il demandait, Guillaume offrait au comte de Sicile des conditions très-avantageuses, car il lui cédait la moitié de Palerme, appartenant encore au duc de Fouille. •»— Cette ville était alors d'une importance très-grande et dVn revenu considérable, tant à cause de son commerce que pour la diversité des peuples qui Thabi* taient. Elle seule, si Ton en croit un ancien auteur, rapportait plus à ses princes que l'Angleterre à son roi(1).
Roger donna au duc Guillaume cinq cents onces
(1) Chronicùti Joan. Brompton, p. lOU.
Murigrqf,p» 417.
15C HISTOIRE DE LA SICILE (IfOl — 1127).
d'or et six cents hommes d'armes. Ayec ce secours le duc marcha incontinent contre Jordan ^ et ne tarda pas à lui enlever un grand nombre de possessions importantes; puis, le jour de b fête de Saint-Jean et de Saint-Paul, il arriva devant le château du Mont-Jupiteri le ravagea par le fer et le feu, et s'en retourna avec les armes et les dépouilles de cinquante prisonniers. — Continuant sa marche victorieuse, il alla sans retard mettre le siège devant le château d'Apex (Apice), où se tenait le comte. Le cardinal Crescentius, alors gouverneur de Bénévent, se hâta de venir au secours du duc; ainsi pressé de toutes parts, ce château fort ne tarda pas à se rendre , et Jordan , réduit à la dernière extrémité, vint se jeter aux pieds de Guillaume et lui demander grâce.
« Nous qui étions présents nous Pavons vu, » dit le chroniqueur Falcon, auquel nous empruntons ces détails.— «Le duc ému par les nombreuses prières des barons, laissa la liberté et la vie au comte d'Oriane, après Tavoir toutefois dépossédé de ses domaines.
Par la suite, le duc de Pouille et le Grand comte de Sicile eurent bien quelques dissentiments entre
eux (1)9 mais la bonté ou plutôt la faiblesse de Guillaume les apaisait bientôt; car ce prince sentait combien il avait besoin du secours et de la protection du comte Roger, dont Tintercession seule maintenait dans Tobéissance ses vassaux toujours prêts à la révolte. Ami de la paix, de la tranquillité et du repos, il ne déployait pas assez d'activité et d^énergie pour se faire payer exactement les tributs de ses feudataires, et subvenir ainsi aux frais de son gouvernement et à la solde de ses troupes; souvent embarrassé dans ses finances, il était contraint d'avoir recours à Roger, tantôt pour des secours d'hommes, tantôt pour des secours d'argent, et chaque demande était accompagnée d^une concession nouvelle. — C'est ainsi que, de concessions en concessions, après avoir déjà, comme nous l'avons vu plus haut , cédé la portion de Palerme dont il était possesseur, il céda aussi ce qui lui appartenait encore dans la ville de Messine. De plus, la moitié de la Calabre devint un gage que le duc ne pouvait retirer qu'en payant soixante mille besants
(1) RomuaL, arch. Salern. chron. — Muratori, t. V, f 184 : Quumque ioter prxdictum Ducem et Comitem saepe essel pas. et concordia reformata , ipsi inter eos guerram et discordiam innovabant.
d'or dont il était débiteur envers le Grand comte de Sicile (1).
Ainsi s'échappait y lambeaux par lambeaux ^ des mains du faible Guillaume y le royaume florissant et superbe que Robert Guiscard avait transmis au duc Roger, son père. Ce que la force et Ténergie de plusieurs avaient, pendant près d^un demi-siècle, si laborieusement conquis , la faiblesse d'un seul le perdait en quelques années.
Le comte Roger devenait donc Tunique et seul possesseur de la Sicile ; ses rêves ambitieux d'accroissement et de grandeur commençaient à se réaliser.— Avide de conquêtes, il résolut de s'emparer des petites îles avoîsinantes. Il commença par tourner ses armes contre l'île de Malte, dont les habitants s'étaient depuis quelque temps refusés à payer le tribut imposé par le comte Roger T, en
L'île de Malte était une position importante;
(1) Romualdede Saleme. - Muratori, t. Vlll, p. 184 : Et quia prœdictus Dux humo erat liberalis et largus, et quscuinque babere poterat militibus erogabat, necessitalecoaclus primo Galabriam pru sexaginta millibus bizantioram prxfhto coniiti in pignore poewt. IHwtea mediam ctTiutem Panormi qaae ei jure hierediurto perdoebat, iiK *<" didit.
placée au milieu de la mev, protégée et défendue par les ressources les plus puissantes de la nature, cette île semblait menacer à la fois l'Italie et l'Afrique. Roger II profita de ce que les Sarrasins s'étaient insolemment affranchis de tout tribut pour s'emparer de nie et les en expulser complètement (1).
(1) Les historiens ne sont pas d'accord sur la prise de Malte, car en générai Alexander Telesinus, historiographe du comte, néglige la chronologie. Quelques écrivains , et entre autres Burigny , placent à tort la conquête de Halte avant l'invasion de la Calabrc par Roger. Bien qu'aucune date ne soit positivement précisée pour la prise de Malte , qui n'était pas un fait de haute iroportancc , nous avons cru devoir suivre celle qui lui est assignée par Blasi et Caruse, deux historiens tr('S-con8cicncieu\ sous le rapport des recherches et de l'exactitude , et la placer en 1127.
En voici les raisons. - D'abord Falcon^ dans le passage que nous avons
cité plus haut au sujet de la réconciliation du comte Roger avec le duc
Guillaume, dit : (anno WZi.his ita peractis prœdictus Pontifex Callix-
mij etc...} Et tous les historiens qui rapportent cette invasion en Calabre
Raccordent sur cette même dnte, 1121. Alex, Telesinus dit , 1 1 , c. iv :
Imaserat et alias insulas quurum una Mulla vocubatur; quumque ad alias
iterum occupandas insulas terrasque intentius persisleret , repente audivit
frœfatum Ducem GuUelmum ab luic lace Saleme decessisse^ qui doluit valde
fKod 96 ignorante defunclus sit , quodque se , ut sibi vivens statuerai nJUium
DM haberet, hœredem nonfecisset. — D'une autre part, Falcon, Àlejù.
ttUtkui et Guillaume de Ttfr sont d'accord sur la date de la mort du duc
<)e la Fouille , qu'ils placent en 1 li7. En résumant ces différentes citations,
les seules dignes de foi, il en ressort d'une manière évidente que la récon-
aKatioD du duc de Pouille et du comte de Sicile eut lien en 1121. Cette
féeoiiciliation effectuée en présence du pape (îalliste le 5 septembre,
^Beoa la restitution du pays injustement conquis par Roger ; donc l'inva-
*iM de ce prince en Calabre eut lieu avant.l'expédition de Malte, à laquelle
te't occupé le comte, lorsqu'il apprit la mort du duc Guillaume (1 127 : ; et
l'eipéditipn do Malte , ainsi que la prise do Gozo et celle des autres lies
environnantes, doivent être placées non en 1 f ? 1 , mais en 1127, comme le
160 HISTOIRE DE LA SiCILK (1101 — 1127).
11 équipa uoe flotte el s'avança jusqu'à Malte; les Sarrasins ne tentèrent pas une longue résistance. Tout semblait seconder les désirs du jeune comte de Sicile; la victoire suivait ses pas j son nom seul imprimait la terreur. Après avoir pris possession de Tîle de Malte et y avoir établi une forte garnison pour la protéger de toute invasion éti^angère^ il alla s'emparer de Gozo et de plusieurs autres îles environnantes, s'assurant ainsi un libre passage dans la Méditerranée.
Pendant qu'il s'occupait de ces différentes expéditions, il apprit que Guillaume, duc de PouillC) venait de mourir à Salerne le 26 juillet 1127.
Cet événement était pour Roger de la plus grande importance. — Si Ton en croit Romualde de Sa-
dît Alex, Telesinus , écrivain contemporain. Ce chroniqueur peat ne pas être complet, il peut négliger souvent d%di<|uer les dates, et raconter certains événements avec le cachet de son affection et de son adiniralion pour Roger, mais il ne peut être révoqué en doute, quand il assigne une époque à des faits dont il a été le témoin.
Voici ce que dit Blasi, t. Vlll , p. 97 (traduction) :
Alex. Telesinus dit que Roger II attaqua les autres Iles parmi lesquellet se trouvait Tlle de Malte, et qu'il apprit pendant cette expédition la iDOrt du duc Guillaume. L'historiographe de ce prince valeureux ne dit ptf quelles étaient les lies dont il s'empara avant ou après la prise de Miltti et nous ne pouvons pas le deviner- L'on doit seulement conjecturer, d'après son récit , que la prise de Malte et des autres villes arriva en 1 127, qui fut celle de la mort du duc Guillaume*
lerne^ le duc de Fouille avait déclaré le Grand comte de Sicile son héritier, et son successeur s'il mourait sans enfants (1). Mais il est plus probable de penser que la solution définitive de cette question agitée entre Guillaume et Roger, fut empêchée par la mort subite du duc (2).
De toute façon , la Fouille et la Calabre s'ouvraient pour ainsi dire toutes les deux devant lui. La volonté du ciel venait lui rendre cette conquête abandonnée avec tant de regret pour se roaintenir en bonne intelligence avec le saint-siége. Des descendants de Robert Guiscard, il ne restait plus 9 par la mort du duc Guillaume, que Bohémond, le fils du grand Bohémond , roi d'Antioche et petit-fils de Robert Guiscard. Ce prince avait des droits plus réels à la succession du duc Guillaume
(1) Romualde de Saleme, — Mur., t. VHl, f» 184 :
Postremo quum de uxore sua filium haberenon p088et,recepUi aprsnoroinato Comité multa pecunia,eiiro npud Mpssanam de Ducalu Apuliœ, et tota terra sua hœredem instituit.
(2) Alex. Telesinus, iib. I, cap. iv :
Repente Cornes audivit praefatum Ducem Guillelmum ab hae luce Salerni decessisse , qui doluit v;ilde, quod so ignorante defunctus sit, quodquese, ut sibi vivons statuerai, si filium non haberer, haeredem non fecisset.