‹ Histoire de la soieChapitre 108 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. GH. IL St · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. GH. IL St

tivé dans les contrées où. sont établies les tribus de Damas, de Kinnesrin et d'Emèse, ne laisse aucun doute qu'il a été introduit en Espagne par les Syriens. L'industrie espagnole est fille de l'industrie syrienne ; pour être plus e^act^ il faut dire que Tindustrie espagnole est, comme Findustrie syrienne, fille de l'industrie chinoise ; car ce n'est phis l'ancienne méthode du filage au fuseau qui de l'Asie occidentale a passé en Espagne et à Càbes, ee sont les procédés chinois pour le tirage et la préparation de la soie : harir^ tel est le mot dont se servent les géographes arabes pour désigner la soie du Mapreb (l'Ouest).

La partie de l'Andalousie qu'arroye le haut Guadalquivir, et autour de laquelle la sierra Morena et la sierra Nevada forment une barrière protectrice, offrait aux mûriers un climat très favorable. Le ver à soie y prit droit de nationalité.

Déjà au temps d'Istakry, la soie était au nombre des produits qu'on exportait de l'xAndalousie (i). Ibn-Haukal, qui écrit quelques années plus tard, confirme le

(\) Le texte dit : « Ce qu'où exporte du Magreb, ce sont des » domestiques noirs du Soudan, des domestiques blancs de TEs- » pagne^ et des filles esclaves d'un baut prix. Une fille et un » esclave, sans qu'ils connaissent aucun métier, se vendent seun lement pour leur beauté au prix de mille dinars et même da*^ » vantage. On exporte encore du Magreb les feutres magrebines » et les cbaussures pour la selle, le corail^ Tor, le miel, Tbuilé, y» le safon pour les poignées des sabres, la soie et les pelleteries* » M. De Goeje.

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