‹ Histoire de la soieChapitre 128 sur 184 · II. a · texte numérisé non relu

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leurs terres de retourner sur celles de leurs maîtres. Il en résultait des guerres entre les seigneurs et lorsque l'un d'eux avait reconquis son Juif, il mettait tout son talent à le dépouiller 1! . . . . » Ces faits néanmoins prouvent que dans le nord de la Gaule comme au midi, les Juifs étaient les seuls commerçants, et que leur solidarité avec leurs coreligionnaires de tous pays leur assurait des ressources inépuisables pour le commerce. Grâce à eux, l'importation des soieries, du sixième (2) au douzième siècle, n'eut pour ainsi dire pas d'inter* ruption, en même temps que les pèlerinages en Orient se mutiplièrent et habituèrent à Tusage de ces étoffes précieuses. Grégoire de Tours parle des Syriens établis eh France (3), des voyages et des pèlerinages des Français en Orient (4), des relations qui existèrent entre les

(4) Bédarride, Histoire des Jmfti^ p. 403.

(2) Saint-Gloud et Saint-Eloi avaient des habits de soic^ holosericas vestes... Voir, Arfa Sanctorum ordinis S. Bénédictin sccl. I, p. 1S6, eititaS. Elizii... a Avdoetio coiiscripta^ lib. i, cap. xii.

(3) Meation d*an négociant syrien nommé Euphron, établi à Bordeaux, Hist. franc, lib. vu. Mention des Syriens à Orléans ibid.^ lib. Tiii. Un marchand syrien nommé Eosèbe parvient à prix d'argent, à se faire nommer évéque de Paris, ibid., liv. x.

(4) La reine Radegonde envoie des clercs en Orient pour chercher des reliques, tftrV/., lib. IX. Un évèque, arrivant d'eu Ire-mer à Tonrs annonce la reine d'Antioche^ ibid , lib. x. — « A la faveur » de notre commerce, observe de Guignes, les pèlerinages se mul- 9 tiplièrent insensiblement et contribuèrent à leur tour à augmen- » ter notre commerce; Tun et l'autre se prêtant un secours mu- » tuel furent le premier principe des croisades. La ruine dont

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