‹ Histoire de la soieChapitre 140 sur 184 · DEUXIEME PARTIE. GH. IIL · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. GH. IIL

Tavons déjà vu, deux inilledeuxcentquatre-vîngts pièces de soieries, sans parler des brocarts et autres tissus (1). Auprès des étoffes distribuées, auprès des étoffes achetées, il faut aussi parler des étoffes pillées. Pour donner une idée des richesses que les razzias procuraient à ceux qui prenaient part au butin fait sur les musulmans, nous emprunterons à Ibn-Hagyan l'anecdote suivante (2) : La forteresse de Barbastro , Tune des plus importantes dans le nord-est a été prise, en 1064 9 par les Normands que commandait Guillaume de Montreuil, surnommé Guillaume au Court-Nez ; un des principaux habitants, désireux de racheter sa fille tombée en partage à un comte chrétien, charge de la négociation un Juif qui connaît ce seigneur. Le Juif offre de Tor et les tissus les plus riches t « Badjah, dit le comte en s'adressant à une esclave, prends avec toi quelques-uns des domestiques, tes compagnons, et fais

« (4) Al-Mftnsur haviog assembled the Christian counts who » had assisled in Ihe enlerprise (la destruction de Santiago), he n rewarded each m»n according to liis rank, dislributing dresses » of hononr among them and thcir followers; aftcr wich he dis- » missed them in thcir respective countries. In this campaign » Al-Mansur gave away to the Christian princes and olher who » had shown themselves the friends of the Moslems two thou- » sand two hundred and eighty pièces of the silken sluff called » iirazi of varions colours and patterns; Iwenty one dresses of n scalskin^ two dresses of the stuff called ambar^ clevenof scarlct w clpth^ etc. » Pascual de Gayangos, tom. ii, p. 495.

(9) Nous la copions sur la traduction qu*en a donnée M. Pascual de Gayangos, tom . ii> p. 265.

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