‹ Histoire de la soieChapitre 141 sur 184 · II · texte numérisé non relu

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perpétnité une contribution des voyageurs; plusieurs n'avaient pas d'autre droit que celui de la force : ils tendaient une corde pour barrer le chemin (1). »

Arrivée sur le marché, la marchandise avait encore à acquitter un droit d'étalage j un droit de vente, redevances qui faisaient du marché une source abondante de revenus (2), mais qui surchargeaient le prix de la marchandise et la rendaient, surtout quand il s'agissait de soieries, inaccessible à la consommation.

Aussi plus on s'éloigne du midi de la France, en pénétrant dans les provinces où le régime féodal s'est établi, plus on voit le commerce des soieries s'annihiler (3). Si le marchand juif, qui va de ville en ville

(4) Levasseur, Histoire des classes ouvrières, tom. i, p. 454.

(2) ce Aussi ce genre de propriété était-il très-recherché. Oo » veDdait, on léguait par testament, on partageait dans un héri- » tage des marchés; on s*en disputait avec acharnement la posn session, et Téglise y attachait assez d'importance pour menacer » de ses foudres ceux qui empiétaient sur les privilèges commer- » ciaux. »I6td.,p*. 464'.

Le droit de tenir un marché est une faveur recherchée et qu'on trouve mentionnée dans un grand nombre de chartes ocliroyées à des églises, des abbayes ou des villes .

(3)« Les variations perpétuelles du système monétaire appauvris- » saient le peuple sans enrichir le fisc pour longtemps ; le commerce n intérieur dédaigné, lorsqu'il n^était pas pillé, par des seigneurs » sanscesse occupés deleursguerres intestines, devenu impossible à » un peuple asservi, sans émulation parce qu'il était sans espoir, » sans courage parce qu'il était sans ressource, était la proie des » aventuriers et des Juifs, et, partageant presque la haine qu'in- » spiraient ces hommes avides, il était confondu avec les monopoles

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