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DEUXIÈME PARTJE. CH. III

avec ses provisions de toute espèce, porte avec lui des étoffes d'outre-mer, il est obligé de les offrir au seigneur du domaine pour obtenir indulgence et protection; heureux si celui-ci ne le dépouille pas violemment de tout ce qu'il possède. Evidemment les riches étoffes font partie des objets dont le luxe d'un très-petit nombre ne sait pas se refuser la jouissance, mais on ner peut pas dire que l'on en fait en réalité commerce.

Au onzième siècle seulement, il y aura un mouvement favorable à l'usage de la soie (1); il sera le résultat de relations plus actives entre le nord de la France et le Levant. Les craintes qu'avait excitées l'an 1000 et les récits des malheurs des chrétiens en Syrie ont éveillé un enthousiasme religieux irrésistible. On voit de toutes parts les pèlerins se précipiter vers

l'Asie ; et parmi eux la Normandie compte un grand

» et les moyens illégitimes â*acquérir de l'argent. » Pardessas, Introduction à la collection des lois maritimes, p. 76.

(4) De même que le moine de Saint-Gall nous a parlé du luxe des évoques du neuvième siècle, Pierre Damien nous dit quelle vogue avaient les pailes aux couleurs variées et les pelleteries étrangères auprès des riches évéques du onzième siècle : « Rega- » lis ilaque purpura^ quia unicolor est^ vilipehditur; pallia vero » diversis fucata nitoribus ad sublimis lectuli deputantur ornatum. » Et cum domestici murices nostris aspectibus sordeant^ trans- » marinorum pelles^ quia magno prelio coemuntur, oblectant. n Ovium itaque simul et agoorum despiciuntur exuviœ. Ermelini, » gebellini, martores exquiruntur et vulpes. » Pétri Damiani ùfniscula^ XXI, p. 240, in-M665. — À chacune des deux époques, les évèques ne faisaient qu'imiler les mœurs des autres seigneurs.

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