‹ Histoire de la soieChapitre 143 sur 184 · II · texte numérisé non relu

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de r^Jalîe, Tusage des étoffes de soie et des pourpres fut aussi constant? Là est l'exarchat, le refuge de tous les émigrés qui, au moment de Finvasion lombarde, se sont enfuis de Tltalie septentrionale; « les bannières de Pavie et de Vérone, de Milan et de Padoue ont été déployées dans leurs quartiers respectifs par les nouveaux habitants de Ravenne ; et cette ville est devenue un centre de richesse, d'industrie et de population (4).» Du septième au neuvième siècle, l'exarque de Ravenne demeure le représentant de l'empereur de Byzance, et la mer Adriatique appartient à Tempire grec. Plus au sfud est le duché de Naples, dépendance de Texarchat de Ravenne. Nous avons déjà 'dit que les Arabes emportèrent de Salerne et de Naples les àxhàq grecs, estimés la partie la plus riche de leur butin. Evidemment c'est le commerce grec qui alimente de tissus précieux les marchés de lltalie méridionale.

Au neuvième siècle, l'exarchat est enlevé aux Grecs dont la domination se limite au duché de Bénévent^. puis au dixième siècle, c'est l'empire carlovingien qui se dissout.

De ce double fait résulte pour l'Italie partagée en royaumes et principautés indépendantes, un état d'anarchie déplorable. Les historiens ne parlent plus que des guerres civiles suscitées par les princes jaloux les

(4) Gibbon, p. 788.

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