‹ Histoire de la soieChapitre 145 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. GH. III. S · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. GH. III. S

l'occupation de ces villes par les Arabes. Entre les habitants des duchés de Naples, de Salerne et d'Amalfi , et les Arabes qui avaient pris la Sicile pour centre de leurs opérations dans la Méditerranée, il n'y eut pas en effet toujours guerre et inimitié. Louis II, dans un mémoire qu'il adresse, en 871 , à l'empereur de Byzance, Basile, énumère contre les Napolitains les griefs suivants : entre Naples et Palerme, il n'y a pas de différence ; les Arabes qui sont poursuivis par ses navires y trouvent un refuge, et approvisionnés d'armes, d'aliments, de subsides de toute espèce, peuvent repartir impunément de Naplels pour de nouvelles expéditions; bien plus les Napolitains sç joignent aux infidèles pour piller les provinces italiennes (I ) .

D'aussi bons rapports, bien qu'ils aient été parfois troublés par les razzias que les Arabes ne pouvaient s'empêcher de faire sur le territoire napolitain luimême, ne laissent aucup doute sur les relations commerciales entre les habitants du sud de l'Italie et les

lot et Vogel : on y trouvera *un exposé très complet du commerce au moyen âge.'

(1) « Infidelibus arma et alimenta et cetera subsidia tribuentes^ n per totius imperii nostri lUtora eos ducunt ; et cum ipsis toties » beati Pelri Apostolorum principis fines furtim deprœdari conan- » lur; ita ut facta videatur esse Neapolifi Panormum vel Africa. » Gumque nostri' quique Sarracenos însequuntur, ipsi> ut possint » evadere, Neapolim fugiunt : quibus non est necessarium Pa- » normum repetere, sed Neapolim fugientcs ibidemque quousque » perviderint latilanles, rursus improvise ad exlerminia redeunt. » Muratori, Rerum ital. script. ^ tom. ii, paît, ii, pag. 262.

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