‹ Histoire de la soieChapitre 158 sur 184 · II · texte numérisé non relu

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le Volga était la voie d'un commerce très^actif ; des navires, venus de la mer Caspienne, remontaient le fleuve jusque dans le pays des Bolgars et des Buthas ( ensuite ils descendaient et se répandaient sur les edtes de la mer Caspienne. Ces navires, à leur retour, appor* taient surtout des peaux ^e renard noir et d'autres fourrures qui étaient recherchées partout. Massoudy fait une mention particulière des relations commer^ ciales qui existaient entre les peuples riverains du Volga et ceux du Kharizan (1). »

Ces navires qui portaient, à Boulgar comme à Itil, les produits des terres mahométanes accumulés dans les ports de la mer Caspienne, avaient certainement des soieries dans leurs cargaisons, et non-seulement des soieries asiatiques, mais aussi des pourpres et des brocarts importés de Tempire grec chez les Khazares.

Antérieurement à la conquête de la Perse par les Arabes, les soieries persanes et les soieries chinoises étaient déjà peut-être sur les bateaux qui remontaient le Volga; car le commerce entre la mer Caspienne et le Volga ne date pas seulement des Arabes. Rien n*empèche de voir comme un reflet lointain de la civi-

Mouctédir vers le roi des Bulg'ares devenu musulman. Cette ambassade passa par le Kharizan, voie suivie par de fréquentes caravanes, malgré les dangers qu'elles couraient en traversant les steppes situées aU nord de la mer Caspienne dans le voisi nage des Turks.

(i) Reiuaud, Introdudion à la Géographie d*Abou1féda, p. 301 .

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