DEUXIÈME PARTIE. GH. III
pelle (l);les lions y kones (2) dans une étoffe découverte à Saint-Walburge d'Eichstadt (3] et dans la chasuble dite de Saint-Rambert-sur-Loire (4).
Cette nomenclature des fragments d'étoffes qui conservent le souvenir des dessins en usage au moyen âge est sans doute fort incomplète ; nous pourrions encore y ajouter les citations d'auteurs (5) qui ont décrit quelques tissus ; mais ce qu'il nous suffit d'établir, c'est que la tradition en matière de dessins pour étoffes, est constante : ce sont toujours des animaux tantôt seuls, tantôt affrontés (6) et placés dans des figures géomé-
(4) Cahier et Martin, ii, pi. 9. — Francisque Michel, i, p. 17, 364; II, p. 423.
(2) Anastase, col. 222, 223, 254.— Franc. Michel i, p. 48, 44, 48, 54, etc. — Constantin, p. 578.
(3) Cahier et Martin, ii, pi. < 8.
(4) Cette chasuble a été découverte par M. Bouet, curé de notre paroisse d'Aynay de Lyon. Instit, catholique^ t. v, février 4 8^4.
(5) Voici par exemple un tissu à bœufs décrit par Théodulphe:
Alter ait : mihi sunt vario fucata colore Pallia qns misit, ut puto, torvus Arabs,
Que vitulus matrem seqaitur, quo bucuiatauruni. Goncolor est vltnlo bucuia, bosque bovL
Splendorem spectes, junctamque colorlbus artem, Utque rôtis magnisjuncta sit arte minor.
Parœnesis adjudices, v. 24 2 et suiv.
Les dessins à bœufs sont mentionnés par M. Francisque Michel, II, p. 490, en note, et par Constantin Porphyrogénète, De ceremoTïits, p. 578.
(6) Nous rappelons que cette disposition des sujets était le résultat de la préparation du corps du métier : il y avait facilité do travail et économie à reproduire symétriquement le môme dessin desdeui côtés de la ligne médiale du tissu.