DEUXIÈME PARTIE. GH
4e dtoyeiis ne fut plUà pressurée que la clame des raarehands et des industriels ; sur eux retombèrent les impôts les plus nombreux parce que, la terre étant bietitdt abandonnée par ceux qu'elle ne pouvait nourrir, ih purent seuls être imposés (1). Certainement p le tribut naturel au gouvernement modéré est l'impôt sur les marchandises . Cet impôt étant réellement payé par l'acheteur, quoique le marchand l'avance^ c'est un pi'êt que le marchand a déjà fait à l'acheteur : ainsi il faut consiidérer le négociant comme le débiteur généi^al de l'Etat, et comme le créancier de tous
(4) 11 faut suivre^ dans les historiens byzantins, les détails de celte misère : le tableau le plus triste est celui que présente le neuvième siècle, antérieurement atiit edoiiê de Lédii èi de Baëiio» CedfeBi, Compmdium kistonarum, tom. ii«p. 479, in-f^, 4647.— Manass., Breviarium historicum, p. 93, in-f" 4655.— Zonar., Annales, tôm. n, p. M3, in-f», <687.
Voici oomment Lebeau les rédttme, tom« iiij p. 395 : i On re- » Donçait aux voyages, à la navigation, au commerce, à cause dos » droits énormes qu*il fallait payer à chaque passage dans chaque n potï. Leë chasseurs, les péchétirs étaient obligés dé donner le A tiers de leur chasse et de leur poche; Tindustrie dés artisans » était taxée selon le caprice des fermiers et de leurs commis; la » mort môme n'exemptait paâ^ et les veuves payaient pour leurs » maris a Toutes ced exaetiods s'étaient tellement aeoumuiées que » les trois quarts de Tempire se trouvaient sur les rôles de la » mendicité* »
Cette misèi^é h*étaii pas ëhose ndiiTèlle : on là retrouvé dans le triste tableau que Gibbon a tracé de Tempire d'Orient à la mort de Justinien. ^Thêfall dnd decHne of the roman empire, ch. 40, p. étO. -^M. de Bt'oglie lA montre sévissant des le régne de Constantin. VEglise et V Empire romain au quatrième siêèlé, toth. ii, p. ^35.
les particuliers. Il avance à FEtat Je droit que Tacbe* teur lui payera quelque jour ; et il a payé pour l'acheteur le droit qu'il a payé pour la marchandise (1). » Mais quand le gouvernement cesse d'être modéré, quand il n'y a plus de liberté, quand les fortunes n'ont plus de sûreté, il devient impossible au marchand d'espérer le recouvrement des avances qu'il aurait faites.
En outre de ces contributions qui pesaient sur tous les citoyens, il y en avait dont les commerçants étaient seuls passibles. Cherchons les spécialités en étudiant ce que pouvaient devenir l'industrie et le commerce de la soie au milieu de cette accumulation d'impôts, de péages, de droits de toifte sorte.
Il nous semble hors de doute que les mûriers étaient imposés : on comptait en effet, lorsque se préparait le cadastre, les plans de vignes et les arbres productifs dans les propriétés (2);les émissaires, inspeclores etpercequalores du comte des largesses, pouvaient-ils négliger l'arbre de la soie?
Les fabriques où l'on faisait la soie, comme les manufactures où l'on faisait des étoffes, étaient imposées : la loi exigeait que chaque maître^ en mentionnant ses esclaves, indiquât l'emploi de chacun d'eux (3). Cette
iji) Montesquieu, Esprit des lois, liv. xiii, ch. 44. (t) « Vinea, quot viles hAbeat; olivœ quot jugerum et quotar- » bores habeat. » Digest., lib. xv, lex. 4* (3) « 1q servis deferendis observaDdum est ut et nationes eo-