‹ Histoire de la soieChapitre 21 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. GH. I · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. GH. I

tirer parti de leurs biens par le commerce ; il s'appliquait à tous ceux qui n'avaient pas de patrimoine ; quiconque n'avait pas de patrimoine vivait nécessairement d'industrie suivant la logique du prince. Evagre dit qu'il n'épargna même pas les mendiants (1). » Le cultivateur vendant les fruits de son champ en était excepté (2) ; mais s'il avait dans son jardin quelques mûriers, et s'il élevait des vers à soie afin de se procurer de la soie en si minime quantité que ce fût, il devenait passible du chrysargyre (3). L'immunité est encore accordée à ceux qui parmi les ouvriers (4) ou les clercs (5) (sans qu'il soit question des tisserands) gagnent

(4) Wallon : Histoire de Vesclavage^iom. m^ p. 254. —M. Le ▼asseur dans son Histoire des classes ouvrières^ si riche en documents sur les questions économiques que nous aurons à effleurer dans le cours de l'histoire de la soie, consacre un chapitre aa chrysargyre. Tom. i, liv. i, chap. 7-

(2) « Exceptis his duntaxat qui innocent! industria fruclus do- » mesticos.suis possessionibus innatos simpliciter vendunt. • Cod» Theod. :lib. xiii, tit. 4, lex. 4 2.

(3) « Hi qui pro merci monio et substantiœ mercede ex rusti- » canaplebeinternegotiatoressunt, sortemnegotiationisagnoscant, » quod in exercendis agris ingenium jampridem studium non re« » tinet, sed mercandis distrahendisquc rébus institutum vitœ et » voluntatis impUcuerit » Cod. Theod., lib. xiii, lit. 4, lex 40.

(4) « £o3 qui manu victum rimantur aut tolérant^ figulos vide- » iicet aut fabros, alienos esse a prœstationis molestia discerni- » mus. » Lex 40.

(5) Parmi les clercs, c'est-à-dire les gens attachés aux églises, il y ayait de véritables commerçants auxquels nundinœ^ fora pîaeenty et platea et medicorum tabemœ, dit saint Jérôme dans sa lettre à Népotien. C'était pour accroître le nombre des clercs et

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(4) « Ut qeod sim«l et aeb aaa neaieatieae petefaator, snb » pana ae minima cantrilmtieM, abifoi caawpia ceniBiQatiiim,

• prsheator. » lib. mi» til. 4, lei at.

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les négociants (1), de recueillir à leurs risques et périls, car le trésor ne pouvait être dans aucun cas- lésé , la contribution lustrale. L'impôt était déterminé arbitrairement suivant la fortune supposée du contribuable : on ne sait pas exactement la quotité (2); mais, quelle qu'elle fût, le mode de détermination aussi bien que le mode de perception faisaient maudire le chrysargyre (3),

Il faudrait, pour compléter ce tableau, énumérer les autres impôtssoit directs, soit indirects (4), qui, nonobstant l'impôt commercial du chrysargyre, devaient être supportés par les industriels et les commerçants considérés seulement comme citoyens : mais nous n'avons

(0 Cod. Theod., lib. xui, lit. 4, Ici. 17.

(2) Godefroy, dans ses comhieiftaires, TÔvalue à ^ ou ^, même à ^ ou encore ^ .

(3) M. Levasseur observe avec raison : « L'ouvrier qui gagne » péniblement de quoi vivre ne peut pas faire d'épargnes. S'il est » forcé de donner régulièremenl chaque mois à l'Etat une journée » de travail, il pourra le faire en se privant quelque peu; mais 8i« » après ravoir laissé quatre ans en repos, on exige de lui tout » à coup la valeur de quarante-huit journées, il lui sera entière- » ment impossible de satisfaire aux exigences du fisc et d'acquit- » ter en un seul versement, même âu prix des plus grands sacri- » ficcs, une somme qu'il eût peut-être, sans murmurer, payée par » petites portions. » Histoire des classes ouvrières, lom . i, p. 77.

(4) Le tableau des impôts directs, services extraordinaires et sordides, impôts des portes et fenêtres, or coronaire, ete., et des impôts indirects, vingtième des héritages, vingtième des affranchissements, impôts des aqueducs, etc., a été présenté par M. Levasseur, lom . I, p. 74, Histoire des classes ouvrières.

■lST«IftB BB LA SOIE.

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I An^ù^f c Orm: enae le septième et le dixième siècle.

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J« cveuae sî la kî eût nmlu par ces contributions

$;w«àjifs atxeoaer ta dîSèrenoe des conditions sociales,

èiaii pasiçil#e de ce sorcroit d*imp6ls ^2' ; bien léger

avai::ju:e. ijui ne f«:t pas d'un grand secours pour Far-

tisin libn^ ! On cberrbe Tainemoit dans l'empire d'O-

rimi tnftOf de ces ale&fsoù rbomme libre, travaillant

pocr :$<^ piv^prr compte, tisse des étoffes qu'il a le droit

ensuite de ci^K<<^mmer ou de vendre; le r^ime de la

fàhriqiie. e^e$l h manuà^ture, le gynécée. D a été adopté

dès k^ praiiiers siedes à cause de la rareté et du haut

priv de la maiièf^ première ; il n'est pas changé anté-

riiHirvinenl au onzième siècle par suite des conditions

faille à l iiHlusirie parla lè^^tslaticm. De là dans l'empire

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(I) « AHific«s êJrtiaiB, Wctî subdito comprdieiisaroin, per sin- * guks civiUlM Morante^ «b nnÎTersis moiieribiis vacare praeci- » pittiK : siquid^m edisceodîs artibus otium sît accommodaudum, » quo aMgts cupiant et ipsi peritiores fierî et soos filios erodire. » CW* r^^tHl.» lib. HT, tit« 4> lex a. Dans réDomération des ai professions faite par la loi« nous voyons ks teinturiers en pourpre, biai^am, mais pas les

11) Digest. lib. l. Ut, 6, lex 5.

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