‹ Histoire de la soieChapitre 25 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. CH. I · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. CH. I

ouvriers en soie, formé à Tinstar des* corporations si anciennes dans la société romaine, et qui deviendront le type de la corporation des ouvriers en draps de soie et d'or au seizième siècle. L'industrie du lin et celle de la laine ont leurs représentants , les teinturiers sont pareillement nommés (1) : les lois et les inscriptions ne disent rien de l'ouvrier en soie et ne parlent que du marchand de soieries et du négociant qui vend les vêtements tout préparés (2). On ne' connaît qu'un fabricant, c'est le marchand de soieries ; c'est lui qui est assez riche pour supporter les impôts ; il crée et soutient des ateliers où travaillent non-seulement ses esclaves ' mais aussi les artisans libres qui louent à la journée leur talent contre un modique salaire nécessaire à leur subsistance, et qui, s'ils conservent leur personnalité, n'ont cependant pas une condition bien préférable à celje des esclaves.

Considéré comme industriel, le marchand, outre les causes d'insuccès que nous avons développées, invasions,

guerres, impôts, misère générale, etc., eut à soutenir

(4) 01 AINOYPrOI, linarii, Untearius, eic, 01 BAOTIS, feapAet, purpurarii^ etc. M. Wallon a recueilli dans Bœckh, Doni, Orelli^ Muratori^ les inscriptions relatives à ces arts . Histoire de l'esclavage, iom. iii^ p. 244 et 524.

(i) Negotiaior smcarius (Orelli, 4252). 01 IMATEYOMENOI. (Bœckb, 3422) . Ibidem.

Ces inscriptions grecques relatives aux teinturiers, fablricants d'étoffes en lin et de vêtements divers^ ont été prises à Tyalire. Elles confirment ceque nous avons dit plus haut de TAsie Mineure.

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