‹ Histoire de la soieChapitre 27 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. GH. I · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. GH. I

macédonienne donnent à l'empire un grand éclat et au pouvoir impérial une grande autorité ; les mesures législatives, surtout celles de Léon le Sage, fils de Basile, élargissent la sphère de la liberté civile; les institutions municipales disparaissent, il est vrai, et deviennent seulement des charges fiscales, mais la fiscalité est moins oppressive, la petite propriété est protégée ; la confiance et la sécurité renaissent (1). Alors réapparaît l'industrie de la soie,, et, TAsie Mineure ayant été conquise par les Turcs, ce sont les provinces européennes momentanément pacifiées qui jouent au onzième siècle le grand rôle industriel.

Malheureusement les témoignages de cette prospérité jie se trouvent que dans les récits de l'invasion normande : on dirait qu'il est dans la destinée de l'industrie byzantine d'être partout pourchassée. Si nous entendons parler de la soie de Thessàlonique, c'est parEustathius racontant la dévastation de cette ville: « Les livres dont la perte serait pour quelques personnes un chagrin de toute la vie, les étoffes que les Sères excellent à fabriquer, et les autres tissus qui le disputent en finesse aux toiles de l'araignée, et la matière de ces étoffes, la soie dont s'enveloppe le ver, ouvrier du précieux fil, tous ces objets étaient sans attrait pour des gens qui n'y voyaient rien de beau ; ils les reje-

(4) Voir M. Mortreuil^ Histoire du droit byzantin, tom. ni.

6t HISTOIRE DE LA SOIE.

talent ôomme de peu de valeur (1). » Si un reftseîgnement nous arrive sur les maiiufactures que Corlnthe, Thèbes et Athèttes possédaient au commencement du douzième siècle, c'est parce que le roi de Sicile, Roger, ayant entrepris une expédition contre la Grèce, a emmené en captivité les ouvriers en soie qu'il y a trouvés (2).

Le développement industriel né ftit pas limité au continent : les tles de TArchipel peuvent faire remonter à la même époque leur riche industrie. Sœwulf, traçant l'itinéraire de son voyage à Jérusalem, en ! 102, dit que son navire toucha à l'île d'Andros, « où se font des cèildaux précieux, des semits et des draps de soie (3). »

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xaXbv, dXXà Tca^^sppiTctouvto &2xa(ou ti(ju^(juxto(. Eustaiii. Tbessal*) varia opitscula XXV, De Thessalonica urbe a Romanis capta narratio^ p. 304. Ed. Tafel, in-f».

M. Francisque Michel cite tom* i, p. 33i^ plufiieurs passage de DOS anciens romans uù il est question des pailea de Thessalie .

(I) Au récit dX)ihon dô Friesinger, De gestis Frederid l... apud Muraiori, fier. iMi€»scnpt,i totn. v^ col. 668, nous auronsè ajouter celui de Nicétas Ghoniale, de Mamiele Comneno^ lib. ii^ cap. 4. Ces faits appartiennent à Thistoire de la soie au douzième siècle. C'est aussi à la troisième partie de l'histoire de là sôre qu'appartiennent les citations des trouvères reeueilHes par M. Francisque Michel, tom. i, p. 330, et relatives aux pailes de Grèce.

(3) « Deinde venimus ad Andriam ubi fiunt pretiosa sindalia, » et l^amitœ el pallia serico contexta. * Belatiù de peregrînatione

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