‹ Histoire de la soieChapitre 37 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. CH. I · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. CH. I

que plus tard que, Tindustrie de Ja soie ayant pris de Textension chez les Arabes, les tissus fabriqués dans la Perse, le Djordjan, le Tabaristan et le Khorassan, furent importés sur les marchés des Khazares*

Pour trouver la source' de ce commerce de transit, il faut donc sortir de l'empire des Khazares «t se diriger au nord du Jaxartes, à la suite des caravanes qui vont à Testa travers l'Asie.

Tout le pays compris entre la mer Caspienne à l'ouest, et la Chine à l'est, est occupé par des tribus turques. Une différence sensible existe entre leurs mœurs et les mœurs des anciens Hiong-nou . Le contact avec les Chinois, les Indiens, les Persans et les Romains a puissamment aidé à la civilisation progressive des peuples de l'Asie centrale, et, à coup sûr, le commerce en a été l'agent le plus efficace.

Toutes ces tribus n'ont pas, sans doute, renoncé a leurs anciennes coutumes ; un grand nombre d'entre elles sont encore nomades et parcourent les pays qui reconnaissent leur domination , en ne s'occupant que de leurs troupeaux. Mais môme avec celles-ci il y a des échanges commerciaux, et elles se prêtent à aider les communications entre l'Orient et l'Occident, d'autant qu'elles subissent l'influence de voisins redoutés, tels que les Khazares à l'ouest, les Arabes au sud, les Chinois à l'est.

Au septième et au huitième siècle l'empire chinois

exerça jusqu'à la mer Caspienne la même prépondérance qu'il avait exercée du temps des Han. Les royaumes turcs formaient comme des Etats feudataires gouvernés par des princes indigènes. « Ces rois se reconnaissaient vassaux de Tempereur chinois, recevant de lui des patentes, des sceaux et des ceintures. Ils n'étaient tenus qu'à envoyer, de temps en temps, des ambassadeurs et des présents à la cour, et à conserver la tranquillité dans leur pays. De cette manière, le commerce de la Chine avec les pays occidentaux était protégé (1). )> Et il y eut une sécurité trèsfavorable au commerce. Cette sécurité, toutefois, était relative; car maintenir l'ordre d'une manière constante dans tout ce vaste empire entrecoupé de déserts était chose impossible ;lescaravanes étaient souvent attaquées et pillées, comme l'atteste le voyageur Bouddhiste dont nous avons déjà parlé, le célèbre Hiouen-Thsang (2).

Trois routes mettaient en communication l'Occident avec l'Orient ; toutes trois aboutissaient à Kan-tcheou sur la frontière occidentale de la Chine (3) : Tune

(1) Klaproth, Tableaux historiqms de l'Asiey p. 207.

(S) Vie et voyages de Hiouen-Thsang , Irad. de M. Stan Julien , p. 48 et 63.

(3) M. Reinaud^ dans sa réeeote étude sur les Relations politiques et commerciales de Vempire romain avec VAsie orientale, p. 494, indique comme les poiots frontières par lesquels les caravanes entraient dans Tempire chinois^ deux endroits nommés

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