‹ Histoire de la soieChapitre 38 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. CH. U · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. CH. U

partant du lac Aral et du Jaxartes, passait par les villes de Talas, Pé-thing(auj. Ouroumtri), Tourfan et Hami. On pouvait, en quittant Talas, traverser les montagnes çeigeuses près du lac Issikoul, et se diriger vers le lac Lop ; c'est cette seconde route que suivit Hiouen- Thsang (1). Sans monter autant au nord, on trouvait la troisième route qui de TOxus conduisait vers Balk, puis traversant le mont Bolor, les villes de Yarkend, Kaschgar et Khotan, unissait la Bactriane à la Chine; c'est cette route que prit Hioijen-Thsang en revenant de rinde : c'est l'ancienne route sur laquelle était la Tour de Pierre (2).

La facilité des communications explique la fréquence des ambassades grecques dont les historiens chinois signalent l'arrivée en 643, 719, 742, à la cour des Thang (3). De même, les changements qui surviennent

par les Chinois, Koiian, barrières. Le plus important est celui nommé Yu-men-kouan, porte de Jade^ placé sur la route de Liaogtcheou à Singanfou, à peu de distance du fleuve Jaune.

(4) Voir la carte dressée pour les Mémoires sur les contrées oceidentcùles^ ouvrage de Hiouen-Thsang, traduit par M. Stau. Julien.

(2) Tom. i^p. 104. — Lesroyaulnes intermédiaires attachaient un grand prix au passage des caravanes. Ainsi on voit au septième siècle le roi de Yen*ki (pays situé près de Ku-tse), solliciter^ en reconnaissant la suzeraineté de l'empereur Tay-Tsong, que les caravanes et les enj^oyés d^Occident passent par le grand désert au lieu de se diriger vers le pays de Tourfan. Mémoires des missionnaires^ tom . xv, p. 449.

(3) Voir, dans les Mémoires des missionnaires^ tom. xvi, l'histoire de la grande dynastie des Thang, par le P. Gaubil.

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