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fO HISTOIRE PE LA SOIE.
elle en expédiait pour le pays des Khazares et pour tout le Khorassan (1). »
Ces détails établissent le rôle qu'a pris TAsie centrale dans rhistoire de la soie, et l'importance de cette route commerciale ouverte au nord de la mer Caspiepne, importance qui ira en croissant et qui déterminera la fondation et la prospérité des villes d'Astrakan et de Taxa, lorsque les Vénitiens et les Génois se seront emparés du commerce de la mer Noire.
Nous ne voulons pas^ exagérer cependant la production de soieries qui a pu être faite dans le Khotan et dans le pays des Ouigours*, lés contrées de l'Asie centrale sont, avant tout, des pays de transit pour le commerce des soieries. Les étoffes qu'on y a fabriquées (2) ont, sans doute, été appelées à suppléer en partie au déficit des étoffes chinoises, lorsque la Chine fut, pounainsi dire, fermée au commerce de l'Occident par suite de Fanarchie et des guerres .civiles qui signalèrent la chute des Thang.Mais les fabriques turques n'ont jamais pris assez
(4) Edrisi^ Géographie, trad. de M. Âm. Jaubert, i. ii, p'. 489. — M. de Goeje nous fait observer que ces reoseîgnemeDts sont puisés 4aii8 Belkhi et Ibn-Haucal, qui les dooaent de la capitale du Kharizin , la ville de Rar, située sur la rive septentrionale de rOxus. Djordjania était sur la rive méridionale.
(2) «Les villes des Turcs Rhisildjis, dit Edrisi au douzième sîè- » ele, sont florissantes : on en tire des peaux de léopard^ d'her- I) mine^ de renard, du fer^ du musc, des esclaves et de la soie. » Tom. 1, p. 499.^ D'ailleurs, des documents recueillis dans notre premier volume (ambassade de Maniakb), il résulte que Findustrie de la soie s*étftît établie dans le Turkestan au vi* siècle.