‹ Histoire de la soieChapitre 58 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE' CH. II · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE' CH. II

néanmoins toujours la même activité, et ne souffre pas de ces alternatives dans la navigation des peuples.- ^

Au septième siècle, le Coran marche à la conquête du monde qui doit, c'est la vieille tradition, fatalement former un seul empire : réunir sous une seule loi l'empire d'Alexandre et des Romains, l'Asie, l'Europe et l'Afrique, tel est le rêve des musulmans. La Chine étonnée ouvre ses ports aux navires arabes, en même temps qu'dle commerce, par ses frontières occidentaies, avec lés caravanes arabes.

Au dixième siècle, la mer de Chine est de nouveau fermée aux navires de l'Occident ; les navires chinois reprennent leur ancien rôle, et les anciens ports intermédiaires deviennent le rendez- vous des marchands qui partent des extrémités de l'Orient et de l'Occident. C'est à la presqu'île de Malacca que se forme l'entrepôt des soieries chinoises. Abou-Zeyd, Massoudy et les autres écrivains arabes nomment cette contrée Kalah (1\

M. Reioaud, Relations de l* empire romain avec VAsie orientale , p. 285.

(4) Le pays de Ka^ah^ dépendance de Tempire du Zabedj au lemps du marchand Soleyman, à été placé par M . Walkenaer dans la presqu^île de Malacca, dans la province de Keydab, qui est située vis-à-vis de l'île de Sumatra. M. Reinaud^ Introd» à la géog. d'àbouïféda,^,iÙ. — M. Stuwe, après une longue et savant^ailiei^tion (^ic ^nbcUsûge ux%ta^x 344-346), croit que Kalah désipfô^Vile de Sumatra. — On voit que bien peu de distance sépare dorénavant les' commentateurs modernes .

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