II
Soleyman la place à 70 jours de navigation du port de Khiinfou(l).
L'activité commerciale qui se développe dans cette station, à mi-chemin entre la Chine et l'Asie occidentale , est attestée par Fitoportance que prennent alors les llea de Java et de Sumatra. Un vaste empire javanais est fondé : il renferme la meilleure partie de la Malaisie avec certaines parties deTInde^ aybnt pour centre les lies de Java et de Sumatra, sous le nom d'Iles Zabedj (S). Là est encore au douzième siècle, suivant E(frisi, l'entrepôt du commerce de la Chine (3) ; et les navires arabes, partis des c6tes de l'Oman, qui viennent y trafiquer sont souvent les mêmes qui ont visité aupa-* ravant le pays des Zendj.
Ceylan (le Sérendib des Arabes), si heureusement placée entre l'orient et roccîèant de l'Asie, n'a vu à aucune époque diminuer sa prospérité. Les perles qu'on pèche sur ses côtes, les pierreries et les dia-« mants dont ses vallées étincellest, sont des ol^ets de première nécessité. « Dès avant le septième siècle, une colonie de marchands musulmans s'y est établie (4). »
Quelquefois, cependant, on ne touche pas à cette lie
célèbre : le marchand Soleyman, en allant en Chine et prenant le trajet le plus direct, dit qu'après avoir fait sa
(4) Chaîne des chroniques, p. 18 et 49.
(2)M. Reinaad, Introduction àlagéograpkîe d'Aboutpêéa^ p. 339 .
(H) Edrisi, Géographie^ tom. i, p. 60.
(4) M. Reinaud; introduciionà lagéographied^Abmlfêdayi^, 8S5.