II
qu'éUit, U y II un demi-sièole à peine, la production de la soie dans cette Jooalité. Le paysan, ayant quelques mûriers dans son jardin, élevait des vers à soie, puis jetait dans une chaudière huit ou dix cocons, dévidait les fils agglutinés en un seul, en enroulant la grége autour de sa main : la soie grossière ainsi obtenue formait une petite flotte dont Taxe avait la largeur de quatre doigts, et elle ne pouvait servir qu'à la broderie ou à la passementerie.
Il est possible que du septième au onzième siècle on ait essayé la culture des mûriers dans les jardins qui bordent le golfe Cyanus (aujourd'hui Moudania) et dans le vallon fertile qui se prolonge derrière Civitot (aujourd'hui Gemlik) jusqu'au rivage occidental du lac Ascanius. Nous admettons encore que les industriels de Constantinople, marchands de soieries ou de soies, ont cherché à ftiire produire de la soie dans la plaine où s'élève aujourd'hui Ismid , et dans les jardins qui entourent Smyrne. Mais ces tentatives suffisent -elles pour qu'qii pujsai^ dire que l'industrie de la soie a été introduite dans l'Asie Mineure quand la Syrie eut été enlevée aux Grecs? 11 ne faut pj^s oublier que durant tout le moyen âge les villes de l'Asie Mineure furent dans un état presque continuel de troubles ou de guerres. C'est là qu'avaient lieu toutes les luttes qui décidaient du sort du trône byzantin ; c'est là que séjourliaient en permanence les armées chargées de maintenir