‹ Histoire de la soieChapitre 64 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. GH. II · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. GH. II

habitants sont connus par leur ardeur pour le gain et par leur activité dans les affaires. La majeure partie d'entre eux, quoique très-pieux, sont* teHement enclins à s absenter de leur pays et à courir le inonde,

que souvent il arrive qu un marchand 'de Syraf reste vingt ans sans retourner dans ses foyers. » Syraf est le

véritable entrepôt de la soie et-des soieries chinoises. Delà elles vont par mer à Al-Obolla(l), lieu de relâche des navires qui remontaient ou descendaient le Tigre et rEuphrsUe,pui$se répandent dans les provinces qui avoisinent le golfe Persiqueet apparaissent sur les marchés de Bagdad, d'Ispahan, de Schiraz. file là elles sont transportées aux foires de la Mecque par les navires qui vont à Djidda, extrême limite de la navigation des marins de Syraf dans la mer de Golzoum (le golfe arabique) (2^ .

(4) C'est TancieDDe ^^7:6X0^0; du Périple. Cette tîIIc était située près de Teadroit où s'est élevée Bassora.

(i) Du. temps des Arabes, comme du temps des Perses, te golfe. Arabique fut délaissé et le plus grand commerce maritime se fit par le golfe Persique. « Les navires de Syraf^ dit Abou-Zeyd, » Chaîne des chroniques, p. 44S , n'osent pas s'avancer sur la i> mer de Colzoum à cause des diffleultés de la navigation et du » grand nombre de rochers qui sortent de Teau. Ajoutez à cela » que sur les côtes il n'y a ni gouverneurs ni lieux habités. Un » navire qui vogue sur cette mer a besoin de chercher pour chaque » nuit un lieu de refuge, de peur d'être briéé contre les rochers : » il marche le jour, mais il s'arréll la nuit. Cette mer, en effet, » est brumeuse et sujette à des exhalaisons désagréables. On ne » trouve rien de bon au fond de l'eau ni à la surface. Cette mer n est loin de ressembler aux mers de l'Inde et de la Chine. » Iho-Haukal confirme ces renseignements, ajoutant que ce qui rend

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Kous admettons que les caravanes qui partaient do la Mecque ou des villes nommées plus haut, en^ortaient quelques étofite de soie chinoises, soit en Egypte, soit en Syrie; mais évidemment la consommation locale devait absorber h plus grande partie de ces marchandises im* portées à Syraf, et ce n'est pas par cette voie, comme nous Tavons dit, que les produits de la Chine arri» vaient jusqu'à Tempire byzantin. Remarquons que cette importation de soieries chinoises a Symf était d'ailleurs limitée; et il y avait une grande différence entre la quantité des marchandises chargées à Khanfou (1 ) et celle des marchandises débarquées à Syraf . Durant eelong voyage, lequel, en supposant les conditions les plus 'favorables, est estimé par le marchand Soleyman à près de cinq mois , il faut,' parmi les causes de déperdition, outre les accidents imprévus, les* naufrages, les

la navigation si périlleuse^ ce sont les hautes monlagnes qui hérissent le fond do la mer. De son temps, Gelzoum était.une ville très-peuplée^ servant de port à TEgypte et à la Syrie; au temps d'Edrisi, Colzoùm était à demi ruinée et n*avait plus aucun commerce .

(1 ) a Dans un manuscrit de la bibliothèque impériale de Paris, A n® 582^ il est question d'an négociant de Syraf, nommé Ra- » mecht, qui revêtit la ca'aba, l'an 632 de Thégyre, d'une étoffe » de grand prix. H renouvela^ dit le texte, le mizab d'argent de )) la ca^aba en le mettant en or pur, et il la revêtit d'étoffes chi- A noises dont en ne saurait^léterminer la valeur. Il faisait le M commera» avec la Chine, et dans un voyage son secrélaire quitta n Khanfou avec des marchandises évaluées à 500,000 dinars. Ibn* » Haukal fait mention des richesses qu'acquéraient les négociants » de Syraf, et de leur luxe merveilleux. » M* De Goeje.

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