‹ Histoire de la soieChapitre 65 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE- CH- M- U · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE- CH- M- U

attaques de pirates (1), etc., compter les ventes nombreuses 4' étoffes de soie débitéesdans ctnoun des ports où le navire faisait escale. -

Aussi, pour les Arabes comme pour tes Grecs, la plus grande source des marchandises de la Chiae c'est Kantcheou, c'est-à-dire le commerce par terre à travers l'Asie.

Le peuple atabe, pli» que tout autre, dut céder au prestige que la Chine avait exercé sur les nations de l'Asie occidentale. Esprit poétique et avide de l'inconnu, habitude de longs voyages au milieu dei déserts , génie du commerce, tout se réuni ibes pour

leur faire rechercher ces e: rs l'Asie.

Mohammed, le conducteur i i aillent

en Syrie trafiquer pour le c ah, avait

certainement entendu les merveilleux récits des voyageurs revenus de Samarcande; de là, lorsqu'il appelle l«s peuples de l'Arabie à la connaissance de la vérité, sa recommandation de u chercher la science même chez les Chinois (9) », si éloignée lui semble la Chine, cette extrême limite du monde coiuiu.

A coup sûr le prophète ae rêvait pas alors les éton-

(1 ) Soleyman ajoute aui causei accideotalles da la petite quaii' lilé do produit» chinois arriTant à Syraf, les incendie» qui fréquemnenhdJvoraieDt las eairopAti formdii arKhanfon. Chaîné des chroniques, p. 18.

(S) Hag'i khalfa, i, f 18, que M. GildemefSW»4raduit, p. 34 : n quEEtendam esas Rcicnltam Tel in Sinis. ■

I4i niSTOIIlE DE LA SOIE.

nautes conquêtes que les Arabes réunis par le Koran devaient avcoQplir. Envoyer jusqu'en Chine le musulmao désireux de- s'instruire et de se perfectionner, c'était dans la pensée du réforn^teur une grande hardiesse : quatre-vingts ans plus tard , en 712, une armée musulmane franchissait , sous le commandement de Cotayba, le mont Boloiv'avec la prétention d'enseigne km flottai Cette P Nous emj a

arabe du i i

donnent u

tton arabe s

Khorassan ]

ammoniac. L'été, pendant la nuit, on voit des flammes sortir de ces montî^es, sur une étendue d'environ cent parasanges ; le jour, il ne sort que de la fuméç à cause que la flamme est éclipsée par la clarté du jour. C'est de ce lieu que vient le sel ammoniac. Au commencement de l'hiver, les personnes qui veulent se rendre du Khorassan dans la Chine se dirigent vers cet endroit. Là est une vallée située au milieu des montagnes et qui a quarante ou cinquante milles de long : les voyageurs s'adressent à des hommes établ^g dans le pays et obtiennent leurs services au moyen d'un salaire considérable. Ces hommes portent les effets des

Page 1