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DEUXIÈME PARTIE, GH. II

Arabes fussent parvenus jusque-là : il devait être plus favorisé par une politique modérée qu'il ne l'aurait été par des conquêtes nouvelles. Les musulmans avaient

montré aux Turcs, aux Tube tains et aux Chinois éton-*

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nés de Finvasion jusqu'alors inouïe d'un peuple venu de rOccident, que l'intégrité de leurs frontières devait être respectée ; ils avaient acquis une très^grande prépondérance dans l'Asie centrale, et voyaient leur amitié sollicitée par tous. « Nous comptons cinq grands souverains , dit l'empereur de la Chine à Ibn-Yahab au neuvième, siècle : le plus riche en provinces est celui

qui règne sur llrak, parce que l'Irak est situé au milieu du monde, et que les autres rois sont placés autour de lui. Il porte chez nous le titre de roi des rois (4). » Dès le huitième siècle la Chine est donc ouverte aux Aralie^. L'ère des conquêtes est fermée et, plus heureuses qu'autrefois, les caravanes peuvent parcourir, sans être arrêtées par des puissances-ennemies les unes des autres, toute l'Asie occidentafe depuis la Méditerranéé jusqu'aux monts Bolor.

De là deux périodes dans l'histoire de la soie chez les Arabes : l'une fatale à l'industrie et au commerce des soieries, l'autre on ne peut plus favorable à leur développement et réparatrice.

(I) Chaîne des chroniqueSy p. 81. Oq sait que ce tilre de roi des rois était celui que preutiient les ancieus monarques de la Perse.

La première période, c'est la période de la conquête. Nous n'avons pas à examiner par quelles concessions le Koran s'est efforcé de ménager les juifs et les chrétiens; par quelle circonstance les hérétiques persécutés^ nestoriens et monophysites, sont devenus les alliés des musulmans ; pourquoi les provinces byzantines, qu'irritaient les excès des armées indisciplinées de l'empire et les exactions des gouverneurs, ne se sont pas défendues , en un mot, quelles sont les causes du succès de rislamisme (1). Nous constatons que dans le premier siècle de Thégire, les Arabes sèment la destruction : c'est le premier et inévitable résultat de l'invasion d'un peuple fanatique.

Le Koran recommande, il est vrai, le commerce, Fagriculture et l'industrie comme des occupations agréables à Dieu et comme méritoires ; et plus tard il résultera de ces préceptes un grand respect pour l'état de négociant, ainsi que le libre passage des marchandises au milieu des armées (2). Mais, au début, la grande affaire, c'est le triomphe de la foi nouvelle, c'est la victoire, quelque faibles que soient les ressoui^ces. Dans la crainte que l'exaltation religieuse n'entraîne pas un assez grand nombre de guerriers, le Koran offre l'appât du pillage à tous les fidèles qui combattent pour l'isla-

(4) Ces causes ont été développées dans un mémoire très-rcmarquablo de OElmer^ Des effets de la religion de Mohammed : mémoire couronné par Tlnstitut en 4 809.

(8) OElmer, Des effets de la religion de Mohammed, etc., p. 220.

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