‹ Histoire de la soieChapitre 71 sur 184 · II · texte numérisé non relu

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tout temps traversée par les caravanes qiii portaient à l'Occident les étoffes venues de la Chine ? Le Koran faisait donc violence aux habitudes et aux mœurs d'un certain nombre d'Arabes, de même qu'il faisait violence aux croyances et aux principes de la plupart. La réforme somptuaire suivit le sort de la réforme religieuse.

Les tribus païennes qui comptaient par milliers les victimes que leur résistance à la religion nouvelle avait fait périr (1), ne pouvaient être des prosélytes sincères : la foi s'impose-t-elle par la force et la persécution ? Ces tribus avaient accepté l'islam comme un drapeau, et avaient fait taire leur ressentiment, afin de s'assurer la victoire. Mais à peine les Grecs et les Perses avaient-ils été vaincus, qu'elles avaient donné

(t} Après avoir raconté Iqs insurrections de T Arabie, M. Dozy ajoute : « Si ces mares de sang ne convainquirent pas les Arabes » de la vérité de larellgiop préchéeparMabomet^ ils reconnurent » du moins dans l^ialamisme une puissance irrésistible et en quelle que sorte surnaturelle. Décimés par le glaive, frappés d*épou- » vante et de stupeur, Ils se résignèrent à être musulmans, ou du » moins et le paraître; et le oalife, pour ne pas leur laisser le temps » de revenir de leur effroi, les lança aussitôt sur Tempiro romain » et la Perse, c*est-à-dire sur deux Etats faciles à conquérir, parce » qu*ili étaient déchirés depuis longtemps par la discordei énervés » par la servitude^ ou gangrenés par tous les raffinements de la

» corruption Il ne fut plus question d*apostasie (Vapostasie

» c'était la mort : sur ce point-là la loi de Mahomet est Inexora- » ble) ; mais aussi il fut rarement question de piété sincère, de » zèle pour la foi. » Histoire des musulmans d'EspcLgrie, tom. i, p. 35.

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